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France

La crise sanitaire touche de plein fouet le marché des véhicules d’entreprise

Analyse de presse de 14H00 - Le #Coronavirus - #flottes - #Immatriculations - #Ventes
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En pleine crise du Covid-19, le marché des flottes n’échappe pas à la chute vertigineuse des immatriculations. Sur les deux premiers mois de l’année, les entreprises ont réussi à amortir le recul du marché global avec une hausse de 5,42 % des achats de véhicules particuliers quand, tous segments confondus, les ventes chutaient de 7,8 %. En mars, le retournement est d’une violence exceptionnelle, les achats d’automobiles des entreprises ayant plongé de 63,81 % (contre une baisse de 72,2 % pour le marché global).

Face à l’incertitude fiscale et pour anticiper la mise en application du protocole WLTP, les entreprises avaient anticipé leurs achats en décembre 2019. En janvier, les ventes sont retombées comme un soufflet (- 4,41 %) et seul février permet de sauver les meubles avec un beau rebond de 14,51 %. Las, la pandémie a douché les espoirs des départements « entreprises » des constructeurs d’automobiles. Sur le premier trimestre, entreprises, administrations et loueurs de longue durée ont réduit leurs achats d’automobiles de 21,85 %, tandis que les immatriculations françaises dévissaient de 34,1 %.

En période de croissance comme dans la crise, les flottes prennent de plus en plus de poids dans le marché automobile. Au premier trimestre de 2020, 27 % des automobiles neuves vendues en France ont rejoint les parcs des entreprises. L’an dernier et à la même période, ce pourcentage s’élevait à 23 %. Plus d’une voiture neuve vendue sur quatre dans l’Hexagone provient d’une TPE, d’une PME, d’une ETI, d’une grande entreprise, d’un artisan, d’un commerçant, d’un praticien libéral ou d’une administration. Avec les loueurs de courte durée, dont une grande partie de l’activité est assurée par les entreprises, le pourcentage grimpe à 39 %.

Intégrer les véhicules utilitaires dans ce calcul donne une idée encore plus précise de l’importance des professionnels pour les constructeurs d’automobiles. Cette fois, les flottes représentent 35,2 % du marché national et 46,13 % en intégrant les loueurs de courte durée. Même si les marges obtenues auprès de cette clientèle sont moins intéressantes que celles pratiquées auprès des particuliers, le marché des entreprises figure au cœur du modèle économique des constructeurs et contribue fortement à faire tourner leurs usines.

Comme par le passé, les entreprises continuent de privilégier les modèles français. A eux deux, le Groupe PSA et Renault s’adjugent près des deux tiers des immatriculations. Avec 26 % de parts de marché, Peugeot monte sur la première marche du podium. Renault décroche la médaille d’argent avec 23 points de pénétration. Citroën arrive en troisième position avec 11 %. Toutes les marques plongent, à l’exception de DS (+ 46 %), de Hyundai (+ 14 %), de Lexus (+ 35 %), de Tesla (+ 58 %) et de Toyota (+ 34 %).

Pour les constructeurs, 2020 constitue une année décisive puisque les émissions moyennes de CO2 des véhicules neufs vendus cette année devront être inférieures à 95 g/km. S’ils ne respectent pas les normes Cafe (Corporate Average Fuel Economy), ils devront s’acquitter de lourdes amendes en 2021. Selon Florent Charlot, responsable grands comptes chez Renault, un gramme au-dessus de la limite des 95 g entraînerait 150 millions d’euros d’amendes pour la marque au Losange. La solution : écouler un maximum de véhicules à faibles émissions. Au vu des ventes réalisées au premier trimestre auprès des flottes, cette stratégie semble se mettre en place. La part des véhicules électrifiés atteint 17 %, contre 7 % au premier trimestre de 2019. La pénétration des véhicules électriques triple d’une année sur l’autre, alors que celle des hybrides double.

Source : FIGARO (7/4/20)

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