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Union européenne

La Commission européenne fait volte-face sur les biocarburants de 1ère génération

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La Commission européenne a présenté son projet de révision de la directive relative aux énergies renouvelables pour la période 2020-2030. Ce projet prévoit notamment de faire passer la part des biocarburants de première génération dans les transports de 7 % en 2020, tel que le prévoit la directive actuelle, à 3,8 % en 2030. La part des autres « énergies à faibles émissions », comme l’électricité renouvelable et les biocarburants de 2ème génération, devra être de 6,8 %. La Commission a justifié cette volte-face par sa prise en compte « de l’opinion publique défavorable aux biocarburants de première génération », qu’elle perçoit comme une menace environnementale (du fait de la surexploitation de l’huile de palme) et de hausse sur les prix alimentaires qu’entraînerait la conversion de terres agricoles au profit de la production de biocarburants. Cette proposition intervient tout juste un an après que Bruxelles a entériné la directive actuelle prévoyant de fixer à 7 % (contre les 5 % initialement prévus) le plafond pour l’utilisation des biocarburants d’origine agricole d’ici à 2020. Cela signifie que, lorsque les Etats membres auront atteint l’objectif de 7 % de taux d’incorporation de biocarburants dans les carburants fossiles (ce qui est le cas en France), ils devront faire marche arrière.

Cela « obligerait à fermer des usines françaises de bioéthanol et réduirait la disponibilité des drêches riches en protéines pour les élevages français. Loin d’opposer l’alimentation et la production de biocarburants, le développement simultané de ces deux débouchés, au contraire, consolide l’ensemble », ont réagi dans un communiqué les différents représentants de la filière française de biocarburants, l’AGPM, l’AGPB, la CGB et le SNPAA. Depuis 2003, 16 milliards d’euros ont été investis dans la filière biocarburant européenne pour atteindre l’objectif de 2020. L’industrie de l’éthanol estime que cette nouvelle politique pourrait coûter 133 000 emplois dans le secteur rural en Europe.

Fermement opposés à cette proposition qu’ils jugent « incohérente », les représentants français soulignent qu’« en l’absence de soutien à l’éthanol de première génération, l’alternative serait de consommer plus de pétrole, donc d’émettre plus de gaz à effet de serre, les autres technologies n’étant pas prêtes avant longtemps à prendre le relais ». Les quatre organisations demandent par conséquent à la France et à l’Europe d’amender la proposition de la Commission et « d’inscrire, à l’horizon 2030, un objectif global d’au moins 15 % d’énergies renouvelables dans les transports, dont un sous-objectif de 10 % réservé aux biocarburants de première génération issus de matières premières européennes ». Cet objectif devra être révisable régulièrement par Etats membres, comme le font les Etats-Unis, afin de préserver les investissements industriels des filières. « C’est la seule méthode réaliste pour lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre des transports sur routes et pour préserver et favoriser les investissements industriels de la bioéconomie », estiment-elles. (AUTOACTU.COM 5/12/16)

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