Fermer
France

L’objectif de 50 % de véhicules électriques dans les achats de l’Etat n’est pas irréalisable

Le #Electrique - #Gouvernement
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Dans un entretien accordé à AUTOACTU.COM (4/7/14), le chef de la mission interministérielle de la politique automobile de l’Etat, Jean-Pierre Sivignon, explique que l’objectif de 50 % de véhicules électriques dans les achats de l’Etat dès 2016 est ambitieux mais pas irréalisable.

L’Etat a acheté 5 042 véhicules en 2013, dont 670 pour des usages spécifiques, ce qui donne 4 372 véhicules de tourisme et utilitaires, dont 1 271 véhicules hybrides et électriques. L’essentiel de ces achats a porté sur des véhicules hybrides, principalement des Yaris (925) et quelques Peugeot 508 (38). Sur l’année, l’Etat a donc acheté 308 véhicules électriques, majoritairement de marque Renault avec 58 % de Zoé et 26 % de Kangoo Z.E., 10 % de véhicules Goupil et quelques Peugeot iOn et Mia. »Nous avons dépassé l’objectif de 25 % qui nous avait été fixé et les véhicules hybrides et électriques ont représenté 29 % de nos achats », souligne M. Sivignon.

Le projet de loi présenté fin juin par Ségolène Royal prévoit d’accentuer très fortement cette tendance à l’achat de véhicules électriques en fixant dès 2016 un objectif de 50 % de véhicules électriques et hybrides rechargeables. Ce qui fermera la porte aux Toyota Yaris hybrides, car elles ne sont pas rechargeables. Ce nouvel objectif revient en fait à imposer 50 % des achats en tout électrique. « Nous n’avons pas de véhicule hybride rechargeable au catalogue », confirme en effet M. Sivignon.

Concrètement, sur les quelque 5 000 véhicules que l’Etat achète chaque année, cela se traduirait par 2 500 véhicules électriques à partir de 2016. « La marche est haute à franchir, mais pas impossible. Si on nous demande de le faire, nous le ferons », indique Jean-Pierre Sivignon. « Il est normal et légitime que l’Etat engage l’ensemble de la société sur des enjeux tels que ceux-ci. Je pense qu’il est intéressant au moment où nous sommes que des objectifs ambitieux soient affichés pour l’Etat. Cela ne me pose pas de problème. Une application au 1er janvier 2016 nous donne l’année 2015 pour nous préparer », ajoute-t-il.

L’essentiel du parc de l’Etat et de ses opérateurs (64 000 véhicules, dont 17 000 VUL) étant constitué de véhicules du segment B (Clio en majorité), la traduction concrète de cet objectif reviendra à acheter près de 70 % de véhicules électriques dans ce segment. « Ce qui est intéressant dans la période que l’on vit est que cela nous oblige à casser les codes et les habitudes. Pour faire cet objectif, nous allons regarder les kilométrages moyens des véhicules de fonction et peut-être aller vers une mise en commun de certains véhicules avec une approche plus globale et plus sociétale », explique Jean-Pierre Sivignon.

Après avoir rationnalisé l’usage du parc automobile de l’Etat (qui sur la période 2011-2013 a baissé de 17 917 unités), fortement réduit le budget de fonctionnement (avec un budget annuel d’entretien moyen passé de 1 057 euros TTC/véhicule en 2011 à 675 euros TTC/véhicule en 2013, soit une économie de 36 %) et économisé sur 3 ans 123 millions d’euros sur le budget (dont 24 millions sur l’entretien, incluant la baisse du montant moyen et du parc) sur un budget global de 357 millions en 2013, M. Sivignon poursuivra dans cette direction dans le cadre d’un nouveau programme trisannuel (2015-2017) qui doit être validé prochainement.

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.