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Afrique

L’Afrique est une terre de conquête pour le groupe Renault

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Le groupe Renault, troisième constructeur sur le continent africain avec 12 % de parts de marché, ambitionne d’atteindre 20 % d’ici à 10 ans, indique Bernard Cambier, directeur des opérations pour la région Afrique Moyen-Orient Inde. Avec 54 pays et un marché de 1,7 million de véhicules neufs en 2014, le continent africain est encore un débouché très marginal pour les constructeurs d’automobiles, mais il représente un potentiel énorme avec ses 1,1 milliard d’habitants.
C’est aussi une mosaïque de marchés très disparates. L’Afrique du Sud (618 000 véhicules en 2014), l’Algérie (340 000 véhicules), l’Egypte (282 000) et le Maroc (122 000), représentent plus de 80 % des ventes de véhicules sur l’ensemble du continent. « 50 pays font 400 000 ventes par an, ce qui est l’équivalent de 6 jours de ventes en Chine », souligne M. Cambier. « Dans 10 ans, le relais de croissance pour les constructeurs d’automobiles sera l’Afrique et il est absolument indispensable de continuer à investir sur cette région. Le Nigéria est l’un des marchés emblématiques de ce potentiel avec actuellement 50 000 voitures par an pour une population de 180 millions d’habitants », indique-t-il.

Renault est resté très fortement implanté dans les pays du Maghreb. « Nous sommes leader absolu en Algérie et au Maroc », se félicite le dirigeant. Sur ces deux pays, où le constructeur est présent avec des filiales, ses ventes sont en hausse depuis le début de l’année malgré la baisse des marchés. Le groupe Renault atteint 31,5 % de part de marché en Algérie (avec des ventes en hausse de 8,2 %, sur un marché en baisse de 14,3 % à fin mai) et même 38,2 % au Maroc (avec des ventes en hausse de 1,8 %, sur un marché en recul de 0,8 % à fin mai). En Algérie, Renault est la première marque (avec 17,2 % de parts de marché), tandis que Dacia (avec 14,3 % de parts de marché) vient de ravir à Peugeot (12,6 % de part de marché) la deuxième place sur cinq mois.

L’Egypte, troisième marché de la région, est également en croissance sur les 5 premiers mois de l’année (+ 12,1 %) et les ventes du groupe Renault y ont progressé deux fois plus vite avec une part de marché passée à 5 % (en hausse de 2,5 points). « L’Egypte sera un des marchés majeurs de la région avec une prévision de 1,1 million de véhicules en 2030, contre 280 000 en 2014 », prévoit M. Cambier.

La Réunion, fonctionnellement rattachée à l’Afrique pour des raisons de proximité géographique, est également importante pour Renault, qui y détient une part de marché de 25 % (et des ventes en hausse de 8,8 % sur cinq mois, à 2 651 unités). Sur l’ensemble de la région, les ventes du groupe avaient augmenté de 4,2 % à fin mai (à 80 000 véhicules), malgré la baisse des marchés (- 6,4 %, à 651 600 unités).

La lutte dans cette région est en train de s’intensifier. « L’Afrique est un territoire de conquête pour les constructeurs chinois et indiens, avec une forte concentration des acteurs sur ce marché qui est un des rares relais de croissance. « Renault n’a jamais lâché prise et nous avons une longueur d’avance sur les autres. La preuve, nous sommes passé de la quatrième à la troisième place avec 12,3 % de part de marché et avec Nissan, l’Alliance est largement le premier groupe en Afrique avec 18,2 % », souligne M. Cambier. « Notre ambition à court terme sur les quatre prochaines années est de consolider notre place sur le podium et à long terme d’ici à 10 ans, nous voulons faire 20 % de pénétration », assure-t-il.

Pour atteindre cet objectif de 20 %, Renault peut s’appuyer sur le Maroc, l’Algérie et la Réunion et vise le développement de son activité en Egypte, en Afrique du Sud (où sa part de marché est actuellement de 2,5 %) et en Tunisie, où un plan de croissance est en préparation. Le constructeur a également identifié un certain nombre de pays où la population est importante comme le Nigéria, l’Angola (un marché de 40 000 voitures en 2014), le Ghana et le Kenya (deux pays où le marché est de moins de 15 000 voitures par an), où des projets de développement sont prévus. Au Nigéria, Renault vient par exemple de signer un partenariat avec une entreprise locale pour la construction d’une petite implantation d’assemblage de 5 000 voitures par an en DKD qui devrait être opérationnelle en fin d’année.

« Il y a une constante sur tous les marchés, c’est aussi le cas en Afrique, chaque pays veut son usine et mène une politique de réduction des importations avec des taxes qui peuvent allez jusqu’à 200 % », souligne Bernard Cambier. Ainsi, Renault possède trois sites de production au Maghreb, deux au Maroc, un en Algérie. Alors que PSA, dans le cadre de son plan de développement sur l’Afrique, vient d’annoncer la construction d’une usine au Maroc (opérationnelle en 2019 pour une capacité à terme de 200 000 unités), le groupe Renault fabriquera cette année plus de 200 000 voitures dans son usine de Tanger (opérationnelle depuis 2012). A cela s’ajoute l’usine de la Somaca à Casablanca (société commune avec PSA qui en détient 20% du capital), dont l’intégralité de la capacité de production est utilisée par Renault depuis 2010 pour 55 000 unités par an. En Algérie, une implantation industrielle à Oran devrait produire 35 000 véhicules par an en SKD.

« Nous avons aujourd’hui les usines qui sont connues. Nous avons des projets dans un certain nombre de pays d’Afrique dont il est prématuré de parler. Il y a également les usines de Nissan où nous ne sommes pas encore présents, comme Renault a des usines où Nissan n’est pas encore présent », souligne le dirigeant. Nissan possède ainsi des implantations industrielles en Egypte et en Afrique du Sud, dont Renault pourrait bénéficier.

Le groupe Renault mène actuellement de nombreuses discussions avec des partenaires dans cette région et pourrait prochainement annoncer de nouvelles implantations, estime AUTOACTU.COM (6/7/15).

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