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France

Hervé Guyot estime que la France doit tirer profit de l’arrivée du véhicule électrifié

Analyse de presse de 14H00 - Le #Electrique - #Rapport - #relocalisation
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Ancien directeur de la stratégie de Faurecia, Hervé Guyot a remis au gouvernement à la fin du mois de mars un rapport, encore non-publié, sur la compétitivité de l’industrie automobile en France et la relation donneurs d’ordre et sous-traitants. Désormais senior advisor au sein du cabinet Oliver Wyman, M. Guyot estime notamment que l’Hexagone doit tirer profit de l’arrivée du véhicule électrifié.

Avant de parler de relocalisations, M. Guyot explique qu’il « s’agit d’abord de conserver la très grosse partie des composants et véhicules actuellement produits, qui relèvent du segment C et au-delà ». « Ce sont les SUV tels que les Peugeot 3008 et 5008, ainsi que les véhicules utilitaires, qui présentent un niveau de valeur ajoutée élevé. Les moteurs et boîtes de vitesses thermiques représentent également d’importants volumes de production en France. Mais dans le même temps, la France bénéficie d’une opportunité majeure, qui consiste à tirer parti de l’électrification et de la digitalisation en cours des véhicules. D’ici à 2030, on estime que 20 % à 30 % des véhicules vendus seront à batterie électrique. A un tel niveau de ventes, on peut considérer qu’il sera plus rentable de disposer de chaînes de production dédiées au véhicule électrique, et non plus produire les véhicules électriques sur les mêmes chaînes de production que les versions thermiques, comme ce que fait par exemple actuellement le groupe PSA. Cela signifie que des modèles comme la Peugeot 208 électrique sont produits hors de France, sur les mêmes chaînes que les versions thermiques. Or, sur les véhicules électriques, la part de la main d’œuvre est plus faible et le temps d’assemblage réduit par rapport au thermique. Par conséquent, les écarts relatifs de compétitivité qui pèsent sur les marges sont moins importants. C’est pourquoi il faut absolument localiser l’intégralité des véhicules électriques en France », démontre-t-il.

Il ajoute qu’il y a la question de la localisation des batteries, qui sont des composants essentiels compte tenu de leur poids dans la valeur totale du véhicule, mais précise qu’il parle également des moteurs électriques, des onduleurs, de l’électronique de puissance et également des boîtes de vitesses pour les versions hybrides. « Toutes ces productions seront, là encore, fortement automatisées, ce qui rendra les écarts relatifs de compétitivité de la France moins importants. Il est donc nécessaire d’accompagner fortement la recherche et développement et de pousser les acteurs à localiser en France une partie significative de ces chaînes de traction. C’est grâce au croisement entre les activités traditionnelles thermiques et ces nouvelles solutions que la France pourra bénéficier d’activités automobiles importantes en France dans le futur », détaille-t-il.

M. Guyot indique par ailleurs qu’il croit beaucoup à l’hydrogène, « solution, qui s’appliquera à plus long terme, aux poids lourds et aux véhicules plus haut de gamme tels que certains SUV, avec un démarrage estimé entre 2027 et 2030 ». « Il faut également se préparer à cette alternative à la batterie, qui a beaucoup de sens à mes yeux. Nous sommes bien partis en France, grâce à plusieurs de nos équipementiers comme Faurecia et Michelin, ainsi que Plastic Omnium. Côté constructeurs, ce sont les Asiatiques, Toyota et Hyundai en tête, qui sont les plus avancés sur le sujet. Mais nos deux constructeurs français commencent à regarder sérieusement le sujet », estime-t-il.

Evoquant les SUV, dont le bilan CO2 est critiqué, M. Guyot rappelle que beaucoup de véhicules de loisir sont produits en France, où ils créent de l’emploi. « Les versions hybrides rechargeables de ces modèles pourront donc permettre de créer de l’emploi supplémentaire dans notre pays, mais il faut pour cela soutenir cette technologie comme le fait l’Allemagne. Les aides ne sont, pour l’heure, réservées qu’aux véhicules électriques. Je pense qu’il faudrait aussi accompagner les véhicules hybrides, dont on pense qu’ils représenteront d’ici à 2030 une part significative des ventes de véhicules électrifiés (véhicules à batterie électrique et véhicules hybrides) », préconise-t-il.

Source : USINENOUVELLE.COM (14/5/20)

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