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France

GM&S, contre-exemple parfait pour la filière de sous-traitance automobile

Le #Sous-traitance
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Alors que le 23 mai, les juges de Poitiers doivent statuer sur l’opportunité de prolonger le redressement judiciaire de l’équipementier creusois GM&S (ou à défaut, prononcer sa liquidation), et alors que la direction du concurrent GMD entend « vérifier la nature et la durée exactes des engagements des constructeurs » avant de concrétiser son offre de reprise, LES ECHOS (23/5/17) expliquent que l’histoire de GM&S est un contre-exemple parfait pour la filière de sous-traitance automobile, le groupe basé à La Souterraine ayant accumulé les actionnaires et les erreurs de gestion depuis les années 1990.

Ballottés de propriétaire en propriétaire, enchaînant les restructurations, les salariés ont vu leur nombre diminuer (ils étaient encore 400 en 2010) et les clients s’enfuir. Ces quatre dernières années, le chiffre d’affaires a chuté de 50 à 25 millions d’euros. Renault s’est retiré en bonne partie, suivis par Faurecia, Valeo et Plastic Omnium. Aujourd’hui, le Groupe PSA assure plus de la moitié des recettes de GM&S, tandis que Renault évolue autour de 20 %. Tous deux avancent les matières premières et ne sont pas trop regardants sur les problèmes de livraison. « La société est sous perfusion des constructeurs depuis deux ou trois ans », tranche-t-on sur place.

Pas de montée en gamme, deux clients, peu d’investissement dans les machines, pas de diversification géographique ou sectorielle faute d’actionnaires entreprenants. « Pour avancer, il faut un actionnariat stable et long terme. C’est toujours difficile de traiter avec PSA ou Renault, mais ils affectent des commandes si on est au niveau », souligne un acteur de la filière. En ce moment, leurs fournisseurs hexagonaux tournent d’ailleurs à plein régime. « Le cas GM&S est atypique. La plupart des sous-traitants ont su s’en sortir », indique Bruno Grandjean, de la Fédération des industries mécaniques, qui dénonce une « aberration managériale due au capitalisme désincarné ». « Remettre des volumes, c’est une solution à court terme qui opère sur la forme, pas sur le fond », confirme Jacques Mauge, président de la Fiev (Fédération des industries des équipements pour véhicules).

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