Fermer
France

Flavien Neuvy, de l’observatoire Cetelem, revient sur les tendances du marché automobile

Analyse de presse de 14H00 - Le #Conduite autonome - #Diesel - #Essence - #Prévision - #Ventes
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

L’économiste Flavien Neuvy, qui dirige l’observatoire Cetelem,  indique que le secteur automobile va battre de nouveaux records en 2018. « Nous sommes passés d’un peu plus de 60 millions de voitures vendues en 2009, point bas du marché, à 98 millions prévus cette année », souligne-t-il.

« La croissance des dix ans à venir risque d’être plus modérée. Ce sera un défi pour les constructeurs de gérer ce changement de rythme. Avec 17 millions de voitures vendues par an, les Etats-Unis sont arrivés à maturité, l’Europe y sera bientôt. Le marché chinois, qui a doublé de taille, devrait s’en approcher. Il faudra trouver des relais de croissance. Au niveau géographique, Moyen-Orient, Inde, Russie, Afrique du Sud et Brésil recèlent un vrai potentiel de croissance. A moyen terme, ce sera l’Afrique, le taux de motorisation suivant l’augmentation du niveau de vie. Mais la croissance n’y sera pas homogène », prévoit M. Neuvy.

« On estime que les ventes de diesel ne pèseront plus qu’un quart du marché en 2020. Or il faut [aux constructeurs] le temps d’adapter leur outil de production aux voitures à essence. De plus, en Europe, les constructeurs doivent respecter des normes en termes d’émissions de CO2, qui vont se durcir fortement d’ici à 2021, autour de 95 grammes de CO2 au kilomètre, avec des amendes à la clé. Et ce, dans un contexte de nouvelles normes d’homologation qui rend les objectifs encore plus difficiles à atteindre. Les constructeurs aimeraient bien les voir évoluer mais c’est compliqué vis-à-vis des opinions publiques. Je ne vois pas comment ils vont gérer la situation, sauf à voir les ventes de voitures électriques exploser. Encore faudrait-il que les automobilistes veuillent en acheter », explique par ailleurs l’économiste.

Enfin, M. Neuvy indique que l’émergence de la voiture autonome représente un défi de taille car « on voit débarquer de nouveaux types d’acteurs, issus de la Silicon Valley pour la plupart, avec des ressources financières considérables ». « Où sera dans dix ans la valeur ajoutée dans la voiture ? On gagnera sûrement plus d’argent demain dans le partage des données que dans la production de voitures. C’est une nouvelle ère en perspective pour les constructeurs d’automobiles », souligne-t-il.

Source : FIGARO (25/7/18)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.