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Fiat évoque son plan de bataille pour le marché européen

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Fiat a dévoilé au Salon de Genève le concept Centoventi, sa vision de la voiture électrique abordable de demain. Olivier François, directeur de la marque italienne, a évoqué à cette occasion son plan de bataille pour le marché européen. « L’avenir de Fiat en Europe se trouve en partie sur le stand de la marque à Genève. Avec le concept Centoventi, nous avons présenté notre vision de la mobilité électrique du futur », a déclaré M. François.

La stratégie à venir du constructeur en Europe devra se plier, comme ses concurrents, à l’exercice de l’électrification s’il veut échapper à de lourdes amendes. « L’équation ne sera pas si simple à résoudre. En tant que groupe FCA, dont l’essentiel des revenus et des marges sont réalisés en Amérique du Nord avec Jeep, Dodge et RAM, nous nous retrouvons à la croisée des chemins comme d’autres constructeurs. Qu’est-ce que l’on fait en Europe ? General Motors a répondu à cette question en vendant Opel. Ce n’est pas ce que nous voulons faire, nous voulons garder nos racines, même si l’Europe, où les marges sont réduites, ne participe pas de manière très enthousiasmante à l’EBITDA du groupe FCA. Il n’y a aucune logique rationnelle qui nous incite à investir sur ce marché où les produits coûtent plus cher à développer, plus cher en R&D, plus cher en tout « , développe Olivier François, en faisant surtout allusion aux futurs véhicules électriques qui devront être amenés sur le marché afin d’être en conformité avec les objectifs de réduction de CO2 imposés par l’Europe.

Deux approches sont à l’étude : « Nous pouvons atteindre ces objectifs en vendant des voitures Premium, c’est pourquoi la future 500, qui sera présentée l’an prochain à Genève, sera uniquement électrique. Mais soyons clairs : nous sommes tous en train d’imaginer que nous allons vendre des tonnes de petites voitures électriques à 30 000 euros. Nous n’allons pas y arriver. Si chaque constructeur doit faire entre 15 et 20 % d’électriques, cela va représenter des millions de voitures. Je ne suis pas certain qu’il y ait des millions de clients qui soient intéressés vu les prix pratiqués. Nous allons donc nous battre sur les prix et nous n’allons pas gagner d’argent. C’est un problème ».

La future Fiat 500 électrique sera donc une partie de la réponse. Cette proposition devrait permettre au groupe d’être dans les clous des objectifs CO2 au maximum jusqu’en 2022. Au-delà, de plus gros volumes électriques devront être impérativement réalisés. « Nous allons devoir faire face en 2022-2023 à un vrai challenge pour nous tous, constructeurs. La différence entre les marques qui vont gagner beaucoup d’argent et celles qui vont en perdre se fera sur leur capacité à mettre sur le marché des centaines de milliers d’électriques. Certains y laisseront leurs marges, d’autres au contraire en feront un business rentable. Pour cela, il faut inventer une nouvelle équation de valeur », explique M. François, « d’où le concept Centoventi ».

Pour Olivier François, la Centoventi est un clin d’œil à la Panda des années 80. « L’idée est tout d’abord de proposer un produit financièrement accessible en version de base, esthétiquement attractif et si possible tendance. Le deuxième point consiste à offrir plusieurs choix de batteries. La Centoventi embarque d’emblée un seul module offrant 100 kilomètres d’autonomie. Si une autonomie plus grande est nécessaire, il sera possible d’acheter ou louer jusqu’à 3 batteries supplémentaires, avec à chaque fois 100 kilomètres d’autonomie en plus. Il sera possible de les ajouter très facilement, même après l’achat, grâce à des rails, directement chez le concessionnaire », précise Olivier François. Le concept peut également embarquer un 5ème module, sous le siège conducteur. « Au lieu de perdre de l’argent en vendant 300 ou 400 kilomètres d’autonomie, je vais vous donner ce dont vous avez besoin et vous pourrez faire l’upgrade quand vous voudrez », ajoute le dirigeant.

Les multiples possibilités de personnalisation et les ventes d’accessoires (porte-gobelet, porte-bouteille, boîte à gant…) aideront également à rentabiliser le produit. « Nous sommes en train d’étudier tout ça pour voir s’il y a un business model. Nous allons prendre notre décision rapidement, dans les prochains mois », assure Olivier François.

Outre la 500 électrique et l’éventuelle Centoventi, l’avenir de Fiat en Europe passera également par une vague d’électrification. La 500 actuelle va rester au catalogue en mild hybrid, idem pour toute la gamme actuelle. Fiat étudie également la possibilité de lancer des modèles hybrides rechargeables, notamment la 500X, à l’image de son cousin Renegade qui vient de muer en PHEV.

Source : JOURNALAUTO.COM (8/3/19)

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