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France

Emmanuel Macron ne voit pas de raison de changer la participation de l’Etat dans Renault

Analyse de presse de 14H00 - Le #Alliance - #Emmanuel Macron - #Participation - #Renault-Nissan-Mitsubishi
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En déplacement à Tokyo, le Président Emmanuel Macron a rejeté l’idée d’une baisse de la participation de l’Etat dans Renault, estimant que cela n’avait rien à voir avec la crise que traverse actuellement l’Alliance avec son partenaire japonais Nissan. « Rien ne justifie qu’on vienne changer les participations croisées, les règles de gouvernance et, a fortiori, la participation de l’Etat dans Renault, qui n’a rien à voir avec Nissan », a-t-il déclaré le 27 juin aux journalistes, en marge d’une conférence sur les technologies.

M. Macron est ainsi revenu sur les propos de son ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui s’était dit début juin prêt à abaisser la part de l’Etat dans le groupe au Losange, actuellement de 15 %, pour tenter d’apaiser les tensions avec Nissan. En refusant d’envisager une modification du schéma capitalistique actuel, le chef de l’Etat français a aussi envoyé un message clair au patron de Nissan, Hiroto Saikawa. Ce dernier avait ouvert la porte mardi, devant les actionnaires, à une remise à plat de cette alliance de 20 ans, jugée déséquilibrée par les Japonais. Renault détient 43 % du capital de Nissan, mais ce dernier ne possède que 15 % du groupe au Losange et pas de droit de vote. Mais M. Macron s’est montré catégorique : « c’est le résultat de l’histoire, on ne va pas le revisiter maintenant, ce n’est pas ça le sujet, ce n’est pas en changeant les participations que Nissan ira mieux », a-t-il affirmé. « Les résultats qu’on a eus récemment, ils ne sont pas liés aux participations, ils sont industriels. Qu’on fasse moins de politique et moins de finance et plus d’industrie, plus d’innovation technologique », a-t-il martelé.

Source : AFP (27/6/19)

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