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France

Deux tiers des Français se sentiraient isolés sans leur voiture

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D’après une enquête Harris Interactive réalisée pour le CNPA (Conseil national des professions de l’automobile) et France Bleu, la voiture reste, pour les Français, le premier moyen de transport utilisé au quotidien, que ce soit pour faire ses courses (69 %), rendre visite à des proches (69 %), travailler (61 %) ou effectuer ses activités de loisir, loin devant les transports en commun ou la marche, qui constituent, selon les cas, le 2ème ou 3ème moyen de transport le plus cité. Omniprésente, la voiture est, pour tous ceux qui en possèdent au moins une, une condition sine qua non de la vie locale, sans laquelle ils se sentiraient isolés (66 %) ou incapables de faire tout ce qu’ils font aujourd’hui (64 %).

Pour Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion de l’institut Harris Interactive, « tout le monde est concerné, dans les zones rurales, en banlieue et même parmi les personnes qui habitent en centre-ville ». « Dans les zones rurales, près de 80 % des personnes [interrogées] utilisent un véhicule pour faire leurs activités, et dans les zones urbaines, cela concerne entre un tiers et 50 % de la population », ajoute-t-il.

S’ils avaient facilement accès à une alternative au « tout voiture », les Français seraient nombreux à considérer que les transports en commun pourraient contribuer à répondre à leurs besoins en termes de mobilité (68 %, et jusqu’à 79 % dans les grandes villes qui en bénéficient déjà). Les solutions telles que la voiture électrique (57 %), le vélo (48 %) ou le vélo électrique (46 %), ainsi que le covoiturage (47 %), apparaissent comme des options viables pour près d’un Français sur deux, quand les deux-roues, l’autopartage ou les trottinettes électriques semblent moins correspondre aux besoins des Français (moins d’un tiers estime cette solution adaptée).

Evidemment, les habitants des grandes villes, où se concentrent également davantage les jeunes, plus ouverts aux nouvelles formes de mobilité, les accueillent toutes plus facilement, soit qu’ils en bénéficient déjà et qu’ils aient pu en mesurer l’efficacité, soit qu’ils aient des besoins différents, notamment en termes de distance, avec les habitants des zones rurales. Pour ces derniers, envisager d’autres modes de transport que la voiture s’avère encore difficile.

Si elles sont toujours près d’une sur deux à estimer que les transports en commun leur sont financièrement accessibles, 37 % seulement des personnes consultées les trouvent géographiquement proches, 23 % pensent qu’ils proposent suffisamment d’horaires, et 22 % qu’ils répondent à leurs besoins en termes de mobilité.

La voiture occupant une place prépondérante au sein de la vie de nombreux Français, ceux-ci s’attendent à ce qu’il s’agisse d’un sujet important dans la politique de leur commune. Seuls 54 % des sondés estiment que la place de la voiture est gérée de façon satisfaisante au quotidien par leur mairie. Alors même que les grandes villes et les banlieues, confrontées à davantage de problématiques de congestions du trafic, pourraient se montrer plus critiques, c’est dans les communes rurales (et auprès des Français les plus âgés) que le jugement est le plus sévère.

Si les Français se montrent relativement satisfaits de l’action de leur commune concernant la gestion du parc automobile, c’est qu’ils en attendent plus de sa part en matière de mobilité au quotidien. Pour plus de la moitié d’entre eux, ils plébiscitent le développement de pôles permettant de combiner plusieurs types de transports, l’aménagement de pistes cyclables, le développement d’infrastructures de recharge pour les voitures électriques ou encore le développement d’aménagements favorisant le covoiturage et l’autopartage. Ils encouragent leur commune à agir davantage qu’elle ne le fait aujourd’hui et ce, quel que soit le type de commune, hyper-urbaine ou rurale.

L’accès à des places de stationnement (59 % dans les grandes villes, pour 48 % en moyenne) et la lutte contre la congestion du trafic (60 %, contre 43%) apparaissent comme des enjeux majeurs dans les grandes villes et leurs périphéries, les habitants réclamant davantage d’initiatives qu’aujourd’hui, la situation apparaissant plus satisfaisante dans les zones rurales (une majorité ne souhaitant pas d’action particulière sur le sujet).

Plus de 7 Français sur 10 (72 %) déclarent leur intention d’acheter un véhicule au cours des prochaines années. 53 % ont l’intention d’acquérir un véhicule moins polluant – 44 % à moteur hybride, 9 % à moteur 100 % électrique, 27 % à moteur à essence (27 %) et 20 % à moteur diesel.

Concernant l’achat de véhicule hybride ou 100 % électrique, l’impact environnemental est, de loin, la raison la plus citée (62 %). Les principaux motifs pour acheter des véhicules thermiques sont liés à des insuffisances perçues dans les véhicules hybrides ou électriques : impact pas si positif sur l’environnement, manque d’autonomie, tarifs moins attractifs, etc. Dans l’ensemble, alors même qu’ils se montrent sensibles aux enjeux de mobilité et qu’ils encouragent leurs communes à agir davantage pour la développer, les Français se montrent assez mal informés sur nombre de ses enjeux, toujours en évolution.

Alors même qu’il s’agit d’un sujet qui leur est proche et dont sur lequel ils devraient se montrer les mieux informés, les Français confessent pour 47 % d’entre eux se sentir dans le flou concernant la motorisation (moteur thermique essence ou diesel, hybride, électrique) qui correspondrait le mieux à leurs besoins aujourd’hui.

Source : FRANCE BLEU (5/3/20)

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