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France

De nouveaux petits et moyens équipementiers émergent en France

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Derrière le Quinté des grands noms de l’automobile tricolore – Renault, Groupe PSA, Valeo, Faurecia, Plastic Omnium -, une série de petits et moyens équipementiers sont en train de changer de statut. « Il y a une vague assez impressionnante à l’oeuvre, dans un secteur pourtant peu habitué aux belles histoires », constate Pierre Vaurice, analyste chez Louis Capital Markets. Prenez MGI Coutier, un spécialiste des fluides et des mécanismes. En 2010, la société générait 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. En 2017, elle devrait dépasser le milliard et affiche déjà une marge opérationnelle à 10 %. Même ascension pour Mecaplast, un expert des pièces plastiques qui, après avoir annoncé la semaine dernière le rachat de l’américain Key Plastics, franchira aussi le cap du milliard d’euros de revenus. On pourrait aussi citer les cas d’un autre plasturgiste, Plastivaloire (en croissance de 13 % cette année) ou, dans un registre plus modeste, celui de Le Bélier, dont les ventes ont bondi de 23 % l’an dernier, avec une marge de 11,6 %.

Certes, tous ces exemples ne sont pas représentatifs de l’ensemble de la filière française, dont nombre de petits acteurs restent encore très fragiles. Mais la mutation du « Mittelstand » français de l’automobile est intéressante à plus d’un titre. « Leur point commun à tous, c’est qu’ils étaient en grande difficulté il y a cinq ans à peine. Ils ont fortement restructuré et réorganisé leur activité pendant les années de crise, en se diversifiant à marche forcée. Ça paie aujourd’hui », poursuit M. Vaurice. Cessions, restructurations, fermetures ou regroupements de sites, la panoplie entière y est passée pendant la crise européenne de 2009 puis de 2012. Tous ont bu la tasse et adopté un régime sévère, au point de craindre parfois la faillite. Et tous ont largement taillé dans leur base de coûts en France. « Nous avons dû diminuer notre présence en France et en Italie, pour pouvoir nous développer dans les zones en croissance », explique Pierre Boulet, directeur général de Mecaplast.

En parallèle, ils ont totalement réorienté leurs débouchés. Fini la dépendance à Renault et Groupe PSA, place aux constructeurs étrangers, qui les emmènent dans leurs bagages un peu partout sur la planète. « Ça a été décisif pour nous. Aujourd’hui, on maintient notre part de marché chez les français, mais le développement se fait ailleurs », assume Thierry Bampain, directeur stratégie de Plastivaloire. Pour PLV, le rachat de Karl Hess, en 2014, a été décisif pour s’ouvrir les portes d’Audi, Mercedes ou BMW. Bilan : le groupe ne réalise plus que 56 % de ses ventes avec Renault et Groupe PSA, contre 80 % il y a cinq ans. Chez Mecaplast, la part est même tombée à 40 %, contre 70 % avant la crise. Et le groupe a découvert la Chine (2013), la Serbie, et ce sera bientôt le tour du Mexique, de la Slovaquie, des Etats-Unis. Même topo chez MGI Coutier. Au passage, ces nouveaux terrains sont souvent versés dans les débouchés haut de gamme.

Reste le plus dur, ancrer dans la durée ces « nouveaux riches ». L’exemple de Montupet, roi tricolore de la culasse, racheté en pleine croissance l’an dernier par le canadien Linamar, est dans toutes les têtes. Le succès sans la taille critique peut faire d’une entreprise une proie tentante. De son côté, Mecaplast est, depuis février dernier, contrôlé par le fonds britannique Equistone, en lieu et place de la famille Manni. « Le côté français de l’affaire est tout relatif. Mais c’est à l’image d’une industrie qui est totalement mondialisée », pointe un observateur. (ECHOS 18/10/16)

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