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Cenntro Motors France envisage de supprimer 263 postes

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Cenntro Motors France, qui avait repris il y a un an avec le soutien de l’Etat l’entreprise lyonnaise SITL, une ancienne usine de lave-linge FagorBrandt reconvertie dans les véhicules électriques, envisage de supprimer des postes. Placée en redressement judiciaire le 30 avril, la société prévoit de conserver un tiers des effectifs, soit 120 emplois, « et par conséquent et regrettablement, d’engendrer un projet de suppression de 263 postes, ce qui devrait conduire à des licenciements pour motif économique », a-t-elle précisé dans un communiqué.

Les modalités de ce « projet de réorganisation industrielle d’envergure » ont été présentées au comité d’entreprise le 15 juin. Lors de l’audience devant le tribunal de commerce de Lyon en avril actant la cessation de paiements, le directeur de la société Didier Verriest avait indiqué « qu’il fallait réduire la voilure ». En juin 2014, le projet de reprise de l’ex-SITL par Cenntro Motors avait été validé par le tribunal en dépit du « profil peu commun » du repreneur, Peter Wang, actif entre les Etats-Unis, la Chine et les Iles Vierges britanniques. Cenntro s’était alors engagé à conserver au moins 300 salariés pendant cinq ans et à injecter 15 millions d’euros sur un an, mais depuis juin dernier, l’Etat finançait un important chômage partiel. Selon Cenntro, le « plan stratégique de croissance progressive » présenté il y a douze mois « s’est très rapidement avéré irréaliste ».

« De juin 2014 à avril 2015, la société n’a dégagé qu’un chiffre d’affaires de 397 000 euros et l’actionnaire, comme il s’y était engagé, a versé 7,5 millions d’euros principalement pour payer les salaires », indique le communiqué. Cenntro Motors estime que cette réorganisation s’inscrit « dans une volonté d’un démarrage rapide des activités industrielles dès le second semestre 2015 » et souligne que l’actionnaire « continue à alimenter la trésorerie nécessaire en poursuivant la libération du capital ». (AFP 15/6/15)

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