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France

Carlos Tavares, président du groupe PSA, dénonce le « diktat » de l’Europe

Analyse de presse de 14H00 - Le #CO2 - #Emissions - #Groupe PSA - #Voiture Electrique
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Dans un entretien au Figaro, Carlos Tavares, président du Groupe PSA,  fustige la décision du Parlement de Strasbourg de réduire de 40 % les émissions de CO2. C’est « un vote contre l’industrie européenne » qui « met en risque les 13 millions de personnes qui travaillent dans notre industrie », déplore-t-il.

De nombreux projets de véhicules électriques seront présentés au Salon de Genève qui ouvre ses portes le 7 mars. Carlos Tavares analyse les incohérences de l’Union européenne dans sa politique en faveur de la voiture électrique. « Dans sa lutte contre le diesel et contre les émissions de CO2, elle prend un risque immense », estime M. Tavares, qui est aussi président de l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA).

« Malgré la violence, avec un ‘V’ majuscule, qui est imposée aux constructeurs automobiles, je n’ai aucun doute que nous atteindrons les objectifs qui nous sont assignés. La décision du Parlement européen du 2 octobre 2018 est un diktat, qui exige une réduction des émissions de 40 % quand les constructeurs plaidaient pour 20 %. La violence de ce diktat renvoie un message de survie, puisque l’alternative, ce sont des amendes qui pourraient mettre certains constructeurs à genoux. Or, quand elles sont confrontées à un enjeu vital, les entreprises savent être résilientes. Elles réussiront à changer de cap comme on l’exige d’elles. Mais les effets de bord de ces décisions vont se matérialiser très loin en dehors de nos entreprises, dans toute la société. Comment les responsables politiques vont-ils gérer ces effets de bords? Comment nos sociétés pourront-elles digérer ce changement de cap ? », explique M. Tavares.

« Nous vivons un moment où personne n’écoute personne, où personne n’a confiance en personne. Les citoyens se méfient des politiques, les politiques se méfient des entreprises, les entreprises se méfient des politiques… Cette méfiance de tous, c’est le fondement de la décadence de l’Europe. Et, pendant ce temps-là, les autres régions avancent », observe M. Tavares.

Carlos Tavares s’est également exprimé sur les salons automobiles. « Notre monde change. Notre métier est devenu très exigeant sur le plan économique. Donc nous n’allons plus sur un salon par habitude. Nous y allons quand nous estimons que cela procure un rendement comparable ou supérieur à d’autres dépenses de communication. Nous y allons quand nous avons quelque chose à dire et que nous pouvons y démontrer la transformation de l’entreprise. Enfin, nous n’y allons que si le salon offre un contexte festif autour de ce magnifique instrument de liberté qu’est l’automobile ».

Interrogé sur le rapport de nos sociétés à la voiture, M. Tavares a déclaré : « Notre métier est d’assurer de la manière la plus confortable, la plus sûre, la plus agréable et la plus économique possible la liberté de mouvement des êtres humains. C’est une mission d’une rare noblesse ! Notre entreprise est là pour apporter des solutions à ce désir de liberté. Aujourd’hui, au travers d’un objet qui s’appelle l’automobile, demain au travers d’autres produits ou d’autres services, avec d’autres contraintes, mais avec la même ambition ».

Source : LE FIGARO (3/3/19)

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