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Carlos Tavares présente sa feuille de route pour PSA

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Dans un entretien accordé aux ECHOS (15/4/14), Le nouveau président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares, explique qu’il faut renforcer la culture du profit dans l’entreprise. « Il y a eu parfois une trop forte obsession de la part de marché. Or, la part de marché est intéressante uniquement si elle est rentable. L’ouverture du capital ne résout pas le problème fondamental de rentabilité, mais va nous aider à y parvenir. C’est justement l’objectif du plan Back in the race, qui doit nous faire basculer durablement dans le cercle vertueux d’une marge positive », détaille-t-il.

M. Tavares explique également que « disposer d’une marque premium est un véritable atout » et que DS aura désormais sa pleine autonomie. « Chez nos concurrents, ce sont les marques de haut de gamme qui contribuent aux résultats. Aujourd’hui, l’écart de prix entre DS et son concurrent référent est de 12 % et nous allons le réduire. Pour réussir, nous n’avons pas besoin de pléthore de modèles et nous développerons les synergies avec le haut de gamme de Peugeot », annonce-t-il. « Il y a une trop grande dilution chez PSA. On peut faire mieux en concentrant les ressources. Le passage de 45 à 26 modèles se fera très progressivement, sur huit ans. Le fil rouge, c’est de faire des modèles plus réduits en nombre, mais globaux, non dédiés à une région, et qui soient ensuite adaptés au plus près du marché local. […] Il faut aussi être plus intégré localement pour ne pas boire la tasse à la moindre évolution des taux de change. C’est en respectant ces règles fondamentales de l’automobile que nous pourrons disposer de plusieurs grands pays émergents rentables », estime-t-il.

M. Tavares déclare par ailleurs que « les usines françaises doivent être au même niveau de performance que les sites allemands, britanniques ou espagnols », mais que, pour que la compétition soit équitable, « il faut leur donner les moyens de se battre. Pas seulement par l’attribution de nouvelles voitures, mais également par une modernisation de l’ensemble de l’appareil industriel et tertiaire ». « Force est de constater que l’organisation spatiale de ces sites date de trente à cinquante ans. A l’époque, c’était la taille qui primait, on avait des énormes cathédrales. Aujourd’hui, l’heure est à l’usine compacte, agile, où les coûts sont optimisés au plus près. Le travail engagé chez PSA dans ce domaine n’a pas été au bout de cette démarche », indique-t-il.

M. Tavares ne juge pas pour autant qu’il soit nécessaire de fermer des sites en France. « L’entreprise doit se concentrer sur sa reconstruction économique. Je parie sur un rebond du marché européen et sur le fait que nos dirigeants comprendront que la voiture est un facteur de richesse et que personne n’a intérêt à lui mettre des contraintes plus fortes qu’ailleurs. Nous avons défini avec nos partenaires sociaux un contrat social qui court jusqu’en 2016 et nous l’appliquerons. En 2016, nous ferons le bilan », rappelle-t-il.

Concernant Faurecia, M. Tavares souligne que cette filiale est « rentable » et qu’elle « tire la marge opérationnelle du groupe vers le haut ». « Nous préférons maintenir cette situation, qui bénéficie à la robustesse et au rating de PSA. En outre, le positionnement de Faurecia en tant que fournisseur nous permet de disposer d’un véritable observatoire pour connaître les systèmes d’avenir », indique-t-il.

Enfin, M. Tavares explique qu’en matière de partenariats, il est « très ouvert et pragmatique ». « Tout partenariat gagnant-gagnant permettant de mettre en commun des investissements est favorable à notre industrie. Le partenariat développé avec Mitsubishi en Russie est en ce sens adapté à nos faibles volumes, même s’il faudra l’améliorer. Le secteur automobile est sous pression : les meilleurs de la classe dégagent 8 % de marge opérationnelle ! Quand vous voyez le montant colossal des investissements, le nombre de personnes liées à notre activité pour une rentabilité aussi faible, on serait bien inspiré de partager plus de choses », souligne-t-il.

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