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Carlos Ghosn estime que «?devenir numéro un mondial est atteignable?» pour l’Alliance

Le #Carlos Ghosn - #Conduite autonome - #Divers - #Mitsubishi - #Nissan - #Renault
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Dans un entretien accordé aux ECHOS (30/9/16), le président de Renault et de Nissan Carlos Ghosn indique qu’à l’avenir, chaque constructeur va s’allier avec des nouveaux fournisseurs pour proposer des voitures électriques ou largement électriques, connectées, autonomes. « L’accord que Renault-Nissan vient de signer avec Microsoft en est une illustration », souligne-t-il. Concernant la voiture autonome, « on entend des tas de déclarations, mais il s’agit d’un joyeux mélange entre concepts, prototypes, tests dans des conditions spécifiques, autorisations limitées et commercialisation. Il y a différents degrés d’autonomie ». « Nous venons de lancer la conduite autonome sur une voie d’autoroute au Japon. Nous passerons aux multivoies sur autoroute en 2018 et à la conduite autonome en ville en 2020. Pour l’ultime étape, la voiture sans chauffeur, je suis plus sceptique. Je pense plus proche de 2025 que 2020 », souligne-t-il. « Il existe des robots taxis en test à Singapour ou ailleurs, mais je parle commercialisation de masse sans restriction. Ce n’est pas tant la technologie qui bloque, même s’il reste encore des problèmes sérieux, mais l’acceptation par le législateur de voitures autonomes circulant dans toutes les conditions. Le public, lui, est enchanté : dès qu’on apporte un bénéfice palpable au niveau de la voiture, on élargit notre clientèle. C’est ce qui rend l’autonomie et la connectivité très attractifs pour les constructeurs aussi », ajoute-t-il.

« Nous étions les premiers à vendre une voiture électrique de masse. Nous avons été suivis par Tesla et General Motors. Le pari est réussi. Il y a quelques années, de doctes savants prédisaient qu’il y aurait des incendies de batterie. Ces alarmes apocalyptiques ont disparu, il n’y a plus de débat. Et la logique que nous voyions à l’époque est en train de se réaliser : la très grande dépendance au pétrole, le problème des émissions, et des prix de plus en plus raisonnables pour la technologie électrique. Nous avons fait la démonstration qu’il s’agit de voitures normales, qui plaisent aux consommateurs et qui peuvent être assemblées en grand volume à un prix abordable », rappelle par ailleurs M. Ghosn. L’autonomie « restera un souci tant que l’infrastructure de recharge ne sera pas aussi dense que celle des stations essence, même si l’on s’aperçoit que dès qu’on franchit les 300 kilomètres d’autonomie réelle, on désensibilise le sujet. C’est désormais le cas avec la Renault Zoé, actuellement présentée au Mondial de Paris, dont l’autonomie est doublée, disponible dès maintenant. Et je suis confiant sur la rentabilité à court terme de la technologie : avec plus de 50 % du parc électrique mondial et quelque 350 000 modèles vendus, nous avons passé le cap difficile », commente le dirigeant.

Evoquant le diesel, M. Ghosn souligne que « la chute des ventes est déjà mesurable. Pour la première fois, au premier semestre le diesel pèse moins de 50 % des immatriculations en Europe. Personne n’avait prévu cela il y a encore cinq ans. Et cette baisse va se poursuivre. Les normes vont devenir de plus en plus strictes, ce qui va requérir davantage de technologies, et donc de coûts. Or, le diesel est en concurrence avec d’autres motorisations, que ce soit l’essence, l’hybride ou l’électrique ». « Pour moi, il est clair que le diesel va disparaître sur les petites voitures. Mais il va perdurer sur les véhicules de grande et moyenne taille. En attendant, nous devons être très vigilants sur l’évolution des régulations et des comportements de nos clients : ils se posent désormais des questions sur la valeur future à la revente de leur véhicule. Les constructeurs devront donc savoir proposer l’ensemble des technologies. Cette évolution favorise mécaniquement les grands groupes, capables de supporter de front plusieurs investissements. C’est clairement le cas de l’alliance Renault-Nissan », ajoute-t-il.

En matière de rapprochement avec Mitsubishi, « nous ne sommes pas du tout dans une logique de fusion, mais dans une logique de convergence », explique en outre M. Ghosn. « Notre future Alliance dépasserait les 10 millions de voitures au niveau mondial. L’objectif d’intégrer le Top 3 mondial serait atteint. La place de numéro un mondial n’est pas une priorité. Mais sur le fond, c’est tout à fait atteignable. En 2016 et 2017, cela se jouerait à quelques milliers de voitures. Notre mouvement est offensif. Chacun des acteurs est dans une phase ascendante. Mitsubishi est loin de son potentiel, Nissan continue de progresser, et Renault est en pleine phase de croissance », détaille-t-il. « Pour la première fois, nous devrions allégrement dépasser les 3 millions de voitures vendues cette année. Renault est en pleine offensive produits, avec beaucoup de réserves, aussi bien au niveau du plan produit (le pick-up Alaskan, Kwid, etc.) que des zones géographiques (Chine, etc.). J’ai entendu beaucoup de commentaires sur le fait que la croissance de Nissan était plus forte que celle de Renault, qu’on s’occupait plus d’une entreprise que de l’autre. Nos résultats actuels sont une belle réponse, avec Renault qui affiche des taux de croissance supérieurs à 10 %, bien plus élevés que ceux de Nissan », ajoute-t-il encore.

Enfin, concernant les négociations d’un nouvel accord pluriannuel pour la France, M. Ghson indique que « les capacités de production de l’Alliance sont saturées partout, sauf en Russie et au Brésil ». « Les seules capacités disponibles sont en France. Cela peut être un cercle vertueux, à condition que tout le monde converge vers le même but », déclare-t-il.

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