Fermer
France

Carlos Ghosn détaille ses plans pour Renault

Analyse de presse de 14H00 - Le #Carlos Ghosn - #Entretien - #Nissan - #Renault
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Dans un entretien accordé au Figaro, le président de Renault Carlos Ghosn explique que la priorité de son nouveau mandat sera de consolider l’Alliance avec Nissan et Mitsubishi. Renault va investir 1 milliard d’euros et embaucher 5 000 personnes en CDI en France pour développer la voiture électrique. « Les actionnaires, dont l’actionnaire principal, qui est l’Etat français, les entreprises, les salariés, les clients. Nous sommes tous d’accord pour dire que l’Alliance est une bonne chose. Il faut en assurer la pérennité à trois ans, à dix ans, à vingt ans, au-delà de la temporalité des femmes et des hommes. Il me revient d’imaginer les processus grâce auxquels l’Alliance continuera à se déployer, dans cet esprit de partenariat qui a fait son succès. L’Alliance, c’est à la fois une exigence de frugalité dans l’utilisation des ressources, qui interdit tout doublon, tout gaspillage, et une grande autonomie d’action de chaque entreprise », explique-t-il.

« La fusion n’est pas un repoussoir pour moi. Mais ce n’est pas non plus une évidence parce que ce n’est pas un gage automatique de pérennité. On peut même prouver le contraire. J’ai fait dresser la liste de toutes les fusions qui ont échoué, qui ont pu amener des catastrophes, et elle est impressionnante ! Nos amis de Daimler et de Mitsubishi sont bien placés pour nous le dire. Quel que soit le schéma final, il sera agréé par les conseils de chaque entreprise. Rien ne se fera dans le dos de l’une ou l’autre, ou d’un actionnaire ou d’un autre. Nous avons déjà bien progressé dans cette réflexion. On arrivera à converger assez vite », indique le dirigeant, soulignant qu’une proposition pour l’avenir de Renault-Nissan devra être faite « bien avant la fin du mandat, et même plutôt au début ».

M. Ghosn réaffirme par ailleurs la position de Renault concernant l’Iran. « Nous sommes attachés au marché iranien. Nous n’avons jamais abandonné l’Iran. Il y a déjà eu des moments difficiles et nous nous sommes toujours adaptés. Aujourd’hui, nous sommes de nouveau dans un moment difficile parce que les Etats-Unis ont abandonné un accord qu’ils avaient signé et ont décidé de rétablir des sanctions. Chez Renault, nous voulons maintenir la relation de long terme que nous avons avec l’Iran, nous souhaitons continuer de travailler avec ce marché. Mais, dans cette situation exceptionnelle, nous devons préserver les intérêts de Renault. Nous examinons ce qui peut être possible de faire, les mesures d’exception qui pourraient être accordées par les Etats-Unis. Nous le faisons, parce que nous ne sommes pas des diplomates, avec les conseils et sous l’égide de l’Etat français. Je ne crois pas que la situation actuelle puisse durer éternellement. On ne peut pas mettre indéfiniment au ban de la communauté internationale un pays tel que l’Iran », estime-t-il.

Dans le cadre du plan stratégique Drive the Future, Renault a annoncé un investissement de plus de 1 milliard d’euros en France. Le constructeur a choisi l’Hexagone comme base de développement dans les voitures électriques avec quatre annonces fortes sur quatre sites. « Nous allons d’abord introduire la future plateforme électrique de l’Alliance à Douai. Ensuite, les capacités de production de Zoé vont être doublées à Flins, avant de renouveler ce modèle. A Cléon, les capacités de production de moteurs électriques vont être triplées, avec, de plus, l’introduction d’une nouvelle technologie de moteur électrique. Enfin, à Maubeuge, nous allons préparer une nouvelle Kangoo électrique. Ce plan s’accompagne d’embauches, avec 5 000 CDI entre 2017 et 2019, et d’un plan de formation, auquel nous consacrons un investissement de 235 millions d’euros », détaille M. Ghosn. « Aujourd’hui, personne n’imagine l’industrie automobile sans véhicule électrique. Je reconnais que nous avions surestimé la vitesse à laquelle cette technologie allait être adoptée. C’est souvent le cas avec les innovations. Et nous avons sous-estimé – nous ne sommes pas les seuls – la vitesse à laquelle elle se répand désormais. Résultat : nous sommes pris de court par la demande. La prévision est un art difficile ! Bien malin, par exemple, qui peut dire à quelle vitesse le haut de gamme et les utilitaires vont se détourner du diesel. Pour notre part, nous comptons diviser par deux notre offre de moteurs diesel d’ici à 2022, mais nous ajustons en permanence cette position selon l’évolution du marché », ajoute-t-il.

« Nous nous sommes engagés à maintenir en France un outil de production chargé. C’est ce que nous faisons avec les véhicules électriques, qui représentent l’avenir de l’automobile. Mais nous le faisons car nos usines sont compétitives. Il y a, en France, un environnement qui évolue dans le bon sens. Et il faut également que l’entreprise fasse ce qui est nécessaire pour assurer sa compétitivité. Nous bénéficions de l’accord de compétitivité signé par une majorité des organisations syndicales en 2017. Nous avons une relation de confiance avec nos partenaires sociaux et n’hésitons pas à faire plus que ce que nous nous étions engagés à faire : on embauche et on investit plus que prévu », se félicite par ailleurs le dirigeant. « En 2005, nous étions à 3 % de marge opérationnelle, nous avons dépassé 6 % en 2017. Le profit total opérationnel est passé de 1,3 milliard d’euros en 2005 à 3,9 milliards d’euros l’an dernier. En 2005, Renault dépendait essentiellement de Mégane et de la France. Aujourd’hui, tous nos produits, y compris l’électrique, et tous nos marchés sont profitables », rappelle-t-il.

Enfin, M. Ghosn indique que « la voiture autonome va sauver plus d’un million de vies par an ». « J’ai lu récemment que c’est la plus grande révolution depuis la création des antibiotiques. A nous, constructeurs, de faire en sorte qu’elle soit la plus sûre possible, la moins coûteuse et la plus adaptée à l’environnement afin que sa diffusion soit rapide », conclut-il.

Source : FIGARO (15/6/18)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.