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Carlos Ghosn a rappelé ses ambitions pour l’Alliance lors de l’assemblée générale de Renault

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Lors de l’assemblée générale de Renault, le président Carlos Ghosn a détaillé les arguments qui pouvaient faire de l’Alliance Renault-Nissan un candidat crédible au top 3 mondial des constructeurs. « Ma vision pour le groupe Renault, vous la connaissez, elle tient en 3 ambitions à moyen et long terme : conforter Renault comme première marque automobile française dans le monde, nous positionner de manière durable comme deuxième marque automobile en Europe et installer l’Alliance Renault-Nissan dans le top 3 des constructeurs automobile mondiaux. Ces ambitions sont le socle de la stratégie de croissance rentable et durable que nous menons », a-t-il déclaré.

Dans la définition de ses objectifs mondiaux, l’Alliance intègre le constructeur russe AvtoVAZ, dont les volumes de ventes et le chiffre d’affaires devraient être consolidés dans les résultats de Renault l’année prochaine. En 2014, cela représente 8,47 millions de véhicules (+ 2,5 %) et le quatrième rang mondial avec 8,5 % de parts de marché, derrière Toyota (10,231 millions d’unités), Volkswagen (10,14 millions) et GM (9,9 millions), mais devant Hyundai-Kia (7,862 millions). Pour l’Alliance, ce volume se décompose entre 5,3 millions de véhicules pour Nissan (+ 4,1 %), 2,7 millions (+ 3,2 %) pour Renault (dont Dacia et Samsung), et 448 000 (- 16,3 %) pour AvtoVAZ (Lada).

Intégrer le top 3 de manière durable, c’est donc viser au moins 11 millions de véhicules, compte tenu de la croissance probable des concurrents. Cela représente une croissance de plus de 2,5 millions de véhicules, dont Renault devrait représenter au moins 800 000 unités si l’on s’en tient au poids respectif de chacun dans l’Alliance (selon les chiffres de 2014).

Pour Renault, la prochaine étape annoncée est d’atteindre « 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 avec une marge opérationnelle minimum de 5 % en 2017 et un flux de trésorerie disponible positif », a rappelé M. Ghosn. Cela suppose une hausse de 22 % du chiffre d’affaires sur les trois prochaines années, taux de croissance qui, appliqué aux volumes, signifierait pour Renault 600 000 voitures de plus sur la période, pour atteindre 3,3 millions de véhicules en 2017. « Les bons résultats obtenus en 2014 et ceux du premier trimestre 2015 nous mettent en trajectoire pour la réalisation de cet objectif », a indiqué le dirigeant.

Ces résultats ont été obtenus grâce à des produits « de plus en plus attractifs », s’est-il félicité, citant les performances de la Clio, le démarrage « très satisfaisant » de la Twingo et le taux de conquête important avec le Captur, son premier véhicule métis, dont un client sur deux n’était pas client Renault. A cela s’ajoute la contribution de Dacia, plus fort taux de croissance pour une marque en Europe en 2014 (+ 19 %).

Cette croissance sera confortée par « une offensive produits sans précédent dans l’histoire de Renault » avec 5 lancements en 2015, a dit M. Ghosn. Elle a démarré en avril avec l’Espace et se poursuivra avec le Kadjar, nouveau véhicule métis, en juillet, puis avec une berline du segment D (en remplacement de Laguna), et enfin deux produits totalement inédits avec le très attendu véhicule ultra low cost présenté la semaine prochaine en Inde (segment A basé sur la nouvelle plateforme de l’Alliance CMFA) et un pick-up léger en Amérique du Sud.

Cela ne suffira cependant pas à propulser l’Alliance dans le top 3. Si ces produits doivent permettre de reprendre des parts de marché en Europe, il n’y aura pas d’accélération de la croissance sans développement à l’international, et notamment en Chine, où l’usine de Wuhan démarrera la production en fin d’année, en Russie ainsi que dans la région Afrique Moyen-Orient Inde. Les difficultés du marché Russe apparaissent à ce titre comme une opportunité future pour le groupe Renault, qui y a beaucoup investi en prenant le contrôle d’AvtoVAZ et qui pourrait en recueillir les fruits après cette crise. « Le marché russe aujourd’hui est en décroissance, mais c’est un marché qui nous a habitué à baisser fortement et à remonter fortement. Or, grâce à notre stratégie de maintien et d’occupation du terrain sur les trois premiers mois 2015, l’Alliance a 37,5 % de parts de marché en Russie, l’année dernière nous étions à 31 %. Pourquoi ? Parce qu’un certain nombre de constructeurs sont en train de sortir du marché russe compte tenu de la difficulté, alors nous nous en profitons pour plus localiser, plus restructurer et plus nous positionner compte tenu d’une reprise du marché russe », a expliqué Carlos Ghosn.

Le marché russe, qui devrait se situer autour de 1,5 million de voitures cette année, « a atteint 3 millions de voitures il n’y a pas très longtemps », a-t-il rappelé. Sur cette hypothèse de 3 millions d’unités, l’Alliance à 40 % de parts de marché se situerait à 1,2 million de véhicules, à mettre en relation avec les 750 000 unités de 2014, soit un gain potentiel de 450 000 unités.

La situation est similaire au Brésil, où Renault a doublé sa capacité de production en 2013 juste avant le retournement du marché (- 7 % en 2014) et où il a accru sa part de marché (à 7 % en 2014). « Là aussi, nous avons une stratégie de long terme, nous ne regardons pas uniquement ce qui se passe en 2015, mais nous sommes en train de nous préparer pour ce qui se passera en 2017 et 2018 », a déclaré Carlos Ghosn.

Enfin, la Chine sera un élément de rééquilibrage pour Renault qui y aura désormais une présence industrielle avec dans un premier temps une capacité installée de 200 000 unités. « L’usine sera terminée à la fin de l’année 2015. Nous allons commencer la production et je peux vous dire que la montée en production de Renault sera une montée en production record, non seulement à cause de la mobilisation des équipes, mais parce que nous avons fait du copié collé sur Nissan », a précisé le dirigeant. « La Chine sera la priorité du groupe pour les prochaines années. Nous nous sommes donnés comme première étape 3 % du marché chinois, 600 000 voitures », a-t-il ajouté.

« Il y a aussi l’Inde, où nous avons beaucoup investi. Il est prévu que l’Inde ait un taux de croissance égal, si ce n’est supérieur à la Chine. Sur les 5 prochaines années, cela commence déjà cette année avec un taux de croissance de l’ordre de 6 % à 7 % », a en outre rappelé M. Ghosn. Pour l’instant, Renault reste un acteur mineur sur ce marché avec une part de marché de 1,5 % en 2014. « Derrière ces ambitions, il n’y a pas des vœux pieux, il y a des technologies, des plateformes, une stratégie de localisation des produits qui sont tout à fait adaptés à ces marchés. Ce que nous voulons, c’est que quand nous annonçons l’arrivée sur un marché, ce ne soit pas uniquement un plantage de drapeau avec une occupation très superficielle du terrain. C’est on passe à l’attaque et on occupe le terrain de manière massive », a affirmé M. Ghosn. (AUTOACTU.COM 12/5/15)

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