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Union européenne

Bruxelles ampute d’un tiers l’acquisition de Plastic Omnium chez Faurecia

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Le périmètre de l’acquisition d’une partie de Faurecia par Plastic Omnium a été amputé d’un tiers par la Commission européenne, qui souhaite préserver une « pression concurrentielle suffisante » entre équipementiers automobiles. Bruxelles a ainsi donné son feu vert au rachat par Plastic Omnium de l’activité pare-chocs de Faurecia, mais Plastic Omnium a dû accepter de céder, à un tiers non encore identifié, sept installations industrielles.

Sont concernés, d’après un porte-parole de Plastic Omnium, quatre sites en France – Audincourt (Doubs), Marles-les-Mines (Pas-de-Calais), Marines (Val-d’Oise) et Burnhaupt-le-Haut (Haut-Rhin) -, deux en Allemagne – Ingolstadt (Bavière) et Offenau (Bade-Wurtemberg) – et un en Espagne – Valladolid (Castille-et-León). L’accord initial entre Faurecia et Plastic Omnium, annoncé par les deux équipementiers fin 2015, concernait 22 sites employant 7 700 personnes. L’activité concernée a généré un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros en 2014.

Le 11 juillet, Plastic Omnium a estimé à 1,2 milliard d’euros le montant du chiffre d’affaires qui subsisterait dans son périmètre une fois les cessions demandées effectuées. Il a précisé que les 15 sites dans ce périmètre employaient 5 500 personnes. La décision de Bruxelles n’affecte pas le montant de la transaction, soit 665 millions d’euros, a pour sa part noté Faurecia.

L’engagement de Plastic Omnium, une fois concrétisé, permettra de répondre « à tous les problèmes de concurrence relevés par la Commission », a de son côté indiqué l’institution dans un communiqué. Celle-ci craignait que « l’entité issue de la concentration ne soit pas soumise à une pression concurrentielle suffisante de la part des autres acteurs du marché de la production et de la fourniture de pare-chocs en plastique dans le nord, l’est et l’ouest de la France, en Belgique et en Espagne ». « Le choix de fournisseurs laissé aux constructeurs d’automobiles aurait été très limité, voire nul », a-t-elle ajouté.

La Commission a aussi estimé que l’opération aurait provoqué « des problèmes de concurrence sur le marché de la production et de la fourniture des modules de face avant (le composant structurel se trouvant derrière le pare-chocs), des hayons (arrières) en plastique », entre autres, « au niveau de l’espace économique européen ».

La finalisation de l’opération d’acquisition aura lieu le 29 juillet, selon les deux entreprises. Plastic Omnium a promis de veiller à « préserver l’avenir des sites concernés [par la cession], celui de leurs employés et de leurs clients, tout en satisfaisant aux exigences de la Commission européenne ». D’un point de vue stratégique, l’entreprise dirigée par Laurent Burelle a laissé entendre que l’objectif premier de l’opération restait atteint, c’est à dire de prendre pied en Allemagne, « où Plastic Omnium n’était pas présent dans la production de systèmes extérieurs de carrosserie ».

« Cette acquisition crée de nouveaux liens avec les clients Audi, Mercedes et Ford et resserre les relations notamment avec Volkswagen, Seat et PSA, ainsi qu’avec BMW et Fiat Chrysler Automobiles – FCA », indique le communiqué de Plastic Omnium, qui souligne conforter ainsi sa « position de n°1 mondial des systèmes extérieurs de carrosserie avec une part de marché mondiale portée à 15 % ».

Pour sa part, Faurecia s’est félicité du fait que « cette opération se traduira par la disparition quasi totale de [sa] dette nette ». « Le groupe sera alors en mesure d’accélérer ses investissements dans des technologies à forte valeur ajoutée pour la mobilité durable et le cockpit du futur », a ajouté l’entreprise. (AFP 11/7/16)

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