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France

Bolloré et élus franciliens en quête d’un accord pour sauver Autolib’

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Le risque d’une faillite d’Autolib’ ou d’un renflouement massif du service d’autopartage par les collectivités s’éloigne. Le bras de fer que se livrent depuis plusieurs mois Bolloré et la centaine de communes franciliennes n’est pas terminé, mais la sortie de route a été évitée. Les élus locaux membres du syndicat intercommunal Autolib’ Métropole espèrent trouver prochainement un accord avec la filiale de Bolloré, le délégataire Blue Solutions. « Sans que cela grève les finances des collectivités », promet l’une des mairies les plus engagées dans cette innovation lancée en 2011.

Fin 2016, Bolloré avait allumé le conflit en chiffrant à 179 millions d’euros le déficit du service de la délégation de service public (DSP). Le contrat n’engageant Bolloré qu’à hauteur de 60 millions d’euros de déficit, ce diagnostic menaçait les communes et leurs habitants d’une ardoise salée de plus de 120 millions. Face à un désaccord sur la situation financière, un audit a été confié au début de l’année à E&Y, sans réconcilier les deux parties. Les élus ont même réfléchi à stopper le contrat et à changer de délégataire. « Les opérateurs comme PSA se bousculent à la porte », avertit l’un des négociateurs.

Mais, depuis un mois, une médiation a finalement permis de dégager quelques points d’accord. Les collectivités ont, d’un côté, accepté de régler des charges que le délégataire subissait anormalement. L’audit a permis de montrer que 300 bornes sur 6 300 étaient fermées chaque jour à cause de manifestations, de travaux de voirie, des mesures Vigipirate, autant d’événements décidés par les communes ou l’Etat. Le manque à gagner et les coûts générés par ces fermetures pèsent sur Autolib’. Les deux parties acceptent également de revoir la répartition des stations. « Certaines stations sont très déficitaires, comme celles situées dans les parkings souterrains », admet un autre élu.

Chez Bolloré, on explique que la reconfiguration du réseau permettrait surtout de relancer à la hausse le taux d’utilisation et le chiffre d’affaires par abonné, qui a régressé au fur et à mesure de la progression du nombre d’utilisateurs. En clair, l’indisponibilité croissante des bornes rebute de plus en plus de clients. L’industriel espère aussi pouvoir desservir les aéroports, assurant que cet emplacement est clé de la rentabilité du système. Les élus, de leur côté, sont prêts à étudier la circulation des Autolib’ dans les couloirs de bus. Bolloré assure pouvoir s’engager dans ces conditions à ramener à l’équilibre le service pour le reste de la DSP.

Reste à éponger le passif existant et, pour le moment, les deux parties discutent d’arrache-pied. Les collectivités refusent de payer certains coûts d’exploitation, tels que les frais informatiques. Elles pointent le prix des stations qu’elles paient et qui s’est révélé plus important que prévu. A contrario, des maires minorent les impacts financiers passés des fermetures de station. « Nous n’avons pas encore conclu sur ce que devront payer les deux parties, mais nous avons bien avancé sur les solutions pour l’avenir », veulent positiver les négociateurs. La Mairie de Paris a, en revanche, mis son veto sur le déploiement de la publicité sur les voitures électriques, une nouvelle recette un temps envisagée. (ECHOS 8/6/17)

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