Fermer
France

Bilan positif pour la prime à la conversion

Analyse de presse de 14H00 - Le #CO2 - #Prime à la conversion
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Le bénéficiaire type de la prime à la conversion est plutôt rural et ses revenus sont modestes, révèle  une étude du ministère de la Transition écologique. Avec cette « prime à la casse » nouvelle version, l’exécutif voulait aider les Français – et notamment les plus modestes – à remplacer leurs vieux véhicules polluants par des voitures (neuves ou d’occasion) moins émettrices de CO2. Un objectif qui paraît en partie rempli : la prime – versée à tout automobiliste qui se débarrassait d’un vieux véhicule polluant d’avant 2001 pour acheter un véhicule à essence ou diesel plus récent (neuf ou d’occasion) ou bien un véhicule électrique ou hybride rechargeable – a bénéficié à des ménages non imposables dans 72 % des cas, permettant de mettre au rebut des véhicules anciens (19 ans en moyenne) et diesel le plus souvent (80 % des cas).

Au-delà du portrait type, le Commissariat général au développement durable (CGEDD) a voulu savoir si la collectivité dans son ensemble était gagnante grâce à ce dispositif qui a bénéficié à 253 000 personnes l’an dernier. Le bilan socio-économique s’avère « globalement positif » selon l’organe ministériel. Pour arriver à ce jugement, il a fallu chiffrer les gains environnementaux (CO2, particules fines etc.), les gains sur la consommation de carburant ou en matière d’entretien et le surcoût lié à l’anticipation d’achat du nouveau véhicule. Résultat : les 375 millions d’euros d’avantages environnementaux dégagés par ce dispositif dépassent de 65 millions les surcoûts (310 millions) qu’elle entraîne.

Ces 65 millions de « gain net collectif » sont dus pour deux tiers (220 millions d’euros) aux rejets de particules fines et d’oxydes d’azote (NOx) évités grâce au rajeunissement du parc automobile que favorise cette prime. Il faut dire que le taux d’émission unitaire moyen de CO2 des véhicules achetés (106 g/km), qu’ils soient de première main ou d’occasion (60,9 % des cas), est inférieur à celui de l’ensemble de la flotte d’autos neuves (112 g/km). En outre, les véhicules acquis avec la prime à la conversion consomment moins (75 millions de gains de carburant) et ils demandent moins d’entretien (60 millions d’économies).

L’étude reconnaît toutefois que « ce bilan global cache des disparités ». Les bénéfices sont concentrés dans les territoires les plus denses (+ 1 000 habitants au km2), « là où le coût social associé à la pollution atmosphérique est le plus élevé », selon le CGEDD. En revanche, le bilan socio-économique est négatif dans les territoires peu denses, qui représentent l’écrasante majorité des cas.

De la même façon, le bilan peut varier considérablement selon la motorisation des véhicules. La prime se justifie surtout pour passer du diesel à une autre motorisation ou à l’électrique et non pas d’un « diesel très sale » à un diesel qui l’est moins. Même bémol pour les voitures à essence : le bilan n’est positif que dans les cas où le conducteur opte pour un véhicule électrique ou hybride, et reste négatif pour les autres motorisations.

Source : ECHOS (4/11/19)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.