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France

Avant de taxer la mobilité « thermique », les parlementaires doivent tenir compte de la diversité française (G. Longuet)

Analyse de presse de 14H00 - Le #Mobilité - #Moteur thermique - #Taxes
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Pour aller au travail, 83,4 % des Meusiens utilisent un véhicule thermique et 2,4 % un transport collectif en général thermique lui aussi, indique Gérard Longuet, sénateur de la Meuse. Dans le Gers : la mobilité vers le travail est thermique individuel à 84,4 % et le transport collectif concerne 1,6 % des actifs. Entre ces deux modes, le solde est assuré par la marche ou l’absence de transport (activité à domicile).

En revanche, à Paris intra-muros, les transports en commun concernent 64,4 % des actifs, dont seuls le métro, le RER et le tramway dépendent de l’électricité, nucléaire de surcroît. Le thermique individuel représente 20,6 % des transportés, dont 8,6 % de deux-roues.

La grande banlieue (77,91,78) voit dominer le thermique individuel : de 59,6 % pour les Yvelines jusqu’à 65 % pour la Seine-et-Marne, l’Essonne se situant entre les deux. La petite couronne, l’ancien département de la Seine, se rapproche des chiffres de Paris, avec un transport en commun légèrement majoritaire en Seine-Saint-Denis (50,7 %) mais minoritaire dans les Hauts-de-Seine (46,3 %).

Ces chiffres tirés de l’Insee (RP 2015) sont corroborés par l’obligation de détenir un véhicule et en général 2 dans la majorité des départements : en Meuse en 2015, 85,3 % des ménages ont un véhicule et 39,8 % en ont au moins 2.

A Paris, naturellement, la situation est différente : seuls 36,1 % des ménages ont un véhicule et 4,4 % en ont au moins 2. La banlieue, elle, au contraire de Paris rejoint la province : la Seine-et-Marne et l’Essonne ont des résultats « provinciaux » : 85 % et 84 % des ménages de ces deux départements ont un véhicule, et 38 % et 35 % en ont au moins 2.

Ainsi, hors Paris intra-muros et sans doute quelques centres de grandes agglomérations, le véhicule thermique est la solution qui, à ce jour, s’impose.

Si l’on veut taxer la mobilité carbonée, on pénalisera fortement la grande majorité des Français, sauf les Parisiens intra-muros, souligne Gérard Longuet, sénateur de la Meuse.

La complexité des situations rend par ailleurs à peu près impossible une redistribution de la taxe carbone acceptable par la majorité des Français, sauf à juger (par qui et comment) de la pertinence de leurs choix individuels de transports depuis les allers et retours quotidiens jusqu’aux vacances en passant par l’accès à l’école, à la culture, à l’hôpital…

Source : LES ECHOS (4/3/19)

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