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Arrêter les véhicules à moteur thermique coûtera une fortune

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Un rapport présenté le 20 mars par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) dresse « les scénarios technologiques permettant d’atteindre l’objectif d’un arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040 ». Présidé par le sénateur de la Meuse Gérard Longuet et le député de l’Essonne Cédric Villani, l’Opecst avait été saisi, en juillet 2018, conjointement par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire et la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale afin de faire des propositions avant l’examen du projet de loi d’orientation sur les mobilités. Les rapporteurs, Huguette Tiegna et Stéphane Piednoir, se montrent « globalement confiants dans la capacité de l’industrie et de la recherche française à tirer parti des transformations en cours dans l’industrie automobile ». Néanmoins, ils considèrent qu’il convient de ne « pas sous-estimer les risques associés à un tel bouleversement ».

Les enjeux sont considérables. La filière automobile représente 16 % du chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière française, avec plus de 4 000 entreprises industrielles et 440 000 salariés, ainsi que près de 130 000 sociétés de service employant 480 000 salariés.

Les rapporteurs de l’Opecst ont, notamment, fait appel à l’expertise du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et de l’IFP Energies nouvelles afin d’élaborer plusieurs scénarios et en tirer des recommandations. Les trois scénarios envisagés (« médian », « pro-batterie » et « pro-hydrogène ») tablent sur des progrès importants en R&D et sur une baisse significative du prix des batteries au lithium et des piles à combustible à hydrogène pour tendre vers la « disparition totale des véhicules thermiques non hybrides en 2040 ».

Le scénario « pro-hydrogène » montre que cette technologie pourrait jouer un « rôle important » si des progrès techniques beaucoup plus rapides que prévus permettent une baisse accélérée des prix. Mais les rapporteurs se gardent bien de prendre partie pour une technologie plutôt qu’une autre et réaffirment le principe de « neutralité technologique », garant de la liberté des industriels.

Quel que soit le scénario retenu, les émissions de CO2 devraient être divisées par cinq entre aujourd’hui et 2040 pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Mais les coûts associés à cette transition seront « très élevés », prévient l’Opecst. Le rapport évoque le chiffre astronomique de 500 milliards d’euros. L’impact le plus important pour les finances publiques est lié à la disparition progressive de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), qui devrait représenter 37,7 milliards d’euros en 2019.

Les coûts liés à la mise en place des infrastructures (bornes de recharge et stations à hydrogène) sont évalués, selon les scénarios, entre 30,7 et 108 milliards d’euros. Le rapport estime que 65 % des logements pourraient, à terme, être équipé d’un point de recharge et préconise de rendre obligatoire l’installation d’au moins un point de recharge dans les stations-service et sur tout parking de supermarché de plus de 50 places.

Tant que les prix des véhicules à faibles émissions n’auront pas baissé, l’Opecst encourage par ailleurs le gouvernement à consolider et à compléter les aides existantes. Ainsi, pour l’achat d’un modèle électrique, le bonus écologique doit être maintenu à 6 000 euros jusqu’en 2030 avant de passer à 3 000 euros. Il est fixé et maintenu à 10 000 euros jusqu’en 2040 pour les véhicules à hydrogène. Le rapport propose également une prime de conversion exceptionnelle pour renouveler le parc automobile le plus ancien et donc le plus polluant (normes Euro-1 à Euro-4).

Afin de soutenir la création d’une industrie européenne des batteries, l’Opecst préconise enfin d’instaurer des critères de qualité environnementale pour limiter leur empreinte carbone lors de la fabrication, en termes de performance de recyclage ou d’approvisionnement responsable en matières premières.

Source : MONDE (21/3/19)

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