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Quelles sont les perspectives d’emploi dans l’automobile à l’horizon 2030 ?

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Pour évaluer les besoins de main d’œuvre du commerce et de la réparation automobile d’ici à 2030, l’Anfa a réalisé une étude prospective, dont le premier volet des résultats a été présenté à l’occasion d’un webinaire le 23 mars. Selon les hypothèses, l’effectif de la branche pourrait varier de 70 000 emplois.

« Pour avoir un champ des possibles le plus large qui soit, nous avons fait le choix de mettre en avant trois scenarii extrêmes issus de politiques différentes », confie Marie-Sophie Girardin, responsable projets Observatoire de l’Anfa. Partant du principe que nous traversons trois crises actuellement : économique, sanitaire et écologique, il peut y avoir trois réponses différentes. Ainsi, l’étude élabore trois hypothèses avec d’un côté une politique d’austérité, de l’autre une politique de relance et enfin une politique de régulation écologique. Toutes trois ont des impacts distincts sur la consommation des ménages et, en fin de compte, sur le commerce et la réparation automobile.

En effet, une politique d’austérité, dont l’objectif principal serait le remboursement de la dette souveraine, encouragerait les Français à réparer plus leurs véhicules, à acheter moins de véhicules neufs. L’impact de cette politique sur l’emploi est défavorable aux concessions et aux carrosseries et implique une relative stabilité pour les MRA, les agents et les professionnels du contrôle technique. En revanche, cette dernière serait plutôt favorable aux VI.

A contrario, le deuxième scénario met en lumière une politique de relance par une consommation plus éco-responsable. Là, le gouvernement pourrait décider de pousser les aides à la conversion, de mettre en place un nouveau contrôle technique anti-pollution, ou encore de mettre en place une politique de report modal. Dans cette conjoncture, les automobilistes seraient donc plus enclins à renouveler leurs véhicules grâce à des systèmes de LOA ou de primes. Un système assez favorable à l’emploi dans le commerce, dans les garages, et pour les contrôleurs techniques, tout en restant relativement stable pour la carrosserie et le VI.

Enfin, la dernière situation serait la mise en place d’une politique de régulation écologique dont l’objectif premier est de lutter contre le réchauffement climatique. Avec pour conséquences un renouvellement massif du parc de véhicules par les ménages français dans un premier temps et par une diminution de parc roulant, à terme. Ce scénario profiterait surtout aux réparateurs et aux contrôleurs techniques mais serait défavorable aux VI ainsi qu’aux concessions.

« Nous sommes arrivés à la conclusion qu’entre les scénarii les plus éloignés : une politique de relance ou d’austérité, nous pourrions passer de 320 000 emplois à 396 000 emplois en 2030, soit une variation de 70 000 postes. Pour rappel, le secteur en compte aujourd’hui 340 000 », ajoute Jocelyn Gombault, également responsable projets Observatoire de l’Anfa. Et c’est principalement dans le secteur de la vente de véhicules neufs que l’écart se creuse, « car l’achat de VN reste un besoin compressible », rappelle-t-il. Selon les projections, les besoins de main d’œuvre seraient de 4 500 emplois pour le scenario de relance, de 3 500 pour la politique de régulation écologique et de – 2 000 emplois pour la politique d’austérité. « Mais il ne faut pas oublier de prendre en compte les départs en fin de carrière, qui va continuer de croître pour atteindre environ 80 000 postes en 2030 », souligne M. Gombault.

Alors combien de professionnels le secteur devra-t-il former en 2030 ? Pour cela, une dernière variable doit être analysée : il s’agit de la mobilité intersectorielle, c’est-à-dire le nombre de salariés qui quittent le CRA pour rejoindre d’autres secteurs.

L’étude finalisée sera dévoilée par l’Anfa le 20 avril prochain lors d’un nouveau webinar.

JOURNALAUTO.COM (24/3/21)

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