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L’usine de batteries de Stellantis et Total pourrait générer 2 000 emplois

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La nouvelle usine de batteries pour voitures électriques de Stellantis et Total pourrait générer entre 1 400 et 2 000 emplois d’ici à 2030 à Douvrin (Pas-de-Calais), a indiqué sa direction le 16 février.

Une concertation sera lancée le 25 février autour de cette usine implantée sur le site de la Française de mécanique, qui produit des moteurs pour Peugeot, Citroën et les autres marques du groupe Stellantis (ex-PSA).

La coentreprise, baptisée Automotive Cells Company (ACC), réunit à parité Stellantis avec le spécialiste français des batteries Saft, filiale de Total.

Dans un premier temps, ACC devrait avoir un centre de recherche opérationnel mi-2021 à Bruges, près de Bordeaux. Une usine pilote est également en cours de construction à Nersac, près d’Angoulême.

La construction d’un premier bloc de cette « gigafactory » doit débuter début 2022 sur les communes de Douvrin et Billy-Berclau, pour un démarrage de la production fin 2023. Entre 350 et 500 personnes devraient travailler dans ce premier « bloc » en 2024, a indiqué lors d’une conférence de presse le directeur général d’ACC, Yann Vincent. « Les procédés de fabrication que l’on va utiliser sont très automatisés et très pointus dans leur conduite. Nous allons avoir besoin de conducteurs de lignes automatisées compétents, de professionnels de maintenance, de quelques experts en chimie, de techniciens qualité », a-t-il précisé.

L’usine de batteries « est une solution, qui n’est peut-être que partielle », à la « baisse d’activité » dans la construction de moteurs thermiques et plus largement à la désindustrialisation. « Je ne vois pas pourquoi une personne qui travaille aujourd’hui chez Bridgestone n’aurait pas le bon niveau de compétences pour travailler chez ACC », a par ailleurs souligné M. Vincent.

L’entreprise sera Seveso seuil bas, un niveau lié au stockage des matières premières. Un deuxième bloc sera construit à Douvrin et un troisième dans l’usine Opel de Kaiserslautern, en Allemagne.

L’objectif est d’atteindre une capacité de 8 GWh dans un premier temps, puis une capacité cumulée de 48 GWh à l’horizon 2030 au total sur les deux sites. ACC vise ainsi à fournir chaque année environ un million de voitures.

« Nous avons vocation à servir Stellantis, mais pas uniquement. Nous discutons d’ores et déjà avec tous les constructeurs. Notre ambition est d’être le leader européen des cellules et modules de batteries pour véhicules électriques », a fait savoir Yann Vincent.

AFP (16/2/21)

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