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#ActuData - #Assurance - #Libéralisation - #Pièces captives

Libéralisation des pièces captives : impact marginal sur la prime d’assurance ?

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L’effet réel d’une libéralisation du marché des pièces de carrosserie sur la baisse des primes d’assurance pourrait ne pas être si fort qu’attendu. Le comportement du conducteur restera la clé, estime Raimi Adet, président d’ActuData. « Aujourd’hui, les assureurs soutiennent dans le fond la proposition de loi introduisant une ouverture de ce marché à la concurrence. Leur crainte réside toutefois dans le fait qu’il ne s’agisse que d’une initiative parlementaire, et non d’un projet de loi soutenu par le gouvernement », indique-t-il.

« Or, la prime d’assurance continue d’être calculée en multipliant la fréquence des sinistres par le coût moyen sinistre. Les assureurs ont la main sur le taux de main d’œuvre de leurs carrossiers agréés, mais la pièce, elle, échappe à leur maîtrise alors qu’elle pèse 60 % du coût et peut-être même 70 % », relève le dirigeant. Un marché libéralisé couplé à une baisse du kilométrage, donc de la sinistralité, devrait ainsi mécaniquement faire baisser la prime.

« Certains assureurs ont diminué cette prime en 2020, jusqu’à 5 points pour certains, d’autres ont fait du cash-back, mais beaucoup n’ont rien fait pour leurs assurés », déplore Raimi Adet. Mais alors que, durant des années, les assureurs ont mis la pression sur le taux horaire, qui n’augmente plus que dans une moindre mesure, la pièce, elle, a continué de voir ses tarifs s’envoler. « Chaque année, la pièce prenait au moins 5 points de plus », rappelle le président d’ActuData. Une libéralisation du marché pourrait donc « permettre d’aller récupérer l’équivalent de 3 points d’inflation », selon M. Adet. 3 points ajoutés aux 5 points rendus par certains assureurs en 2020, cela signifierait une diminution de 8 points de la prime d’assurance.

A condition que la sinistralité reste à un niveau mesuré, comme en 2020. « Encore une fois, ce sont les conducteurs vertueux, qui ne provoquent pas d’accident responsable, qui seront les gagnants », confirme le dirigeant. Et ceci, dans les conditions d’usage actuel du véhicule. Car si les boîtes noires finissent par s’imposer dans les véhicules en juillet 2022, rien ne dit que les données d’accident enregistrées ne diluent pas la responsabilité du sinistre. Pour l’instant, les assureurs sont présentés comme exclus de l’accès aux fameuses données, mais si ça n’est pas le cas, les bons conducteurs pourraient ne plus être si nombreux si l’ensemble des comportements au volant est pris en compte. Ce qui fournirait un argument supplémentaire au maintien de la politique de prime d’assurance actuelle.

APRES-VENTE-AUTO.COM (4/6/21)

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