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Les industriels du pétrole misent sur les carburants bas-carbone

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Face au déclin annoncé du pétrole et à l’urgence climatique, les industriels français du secteur plaident pour le développement de nouveaux carburants liquides bas carbone, qui se heurte cependant encore à des obstacles. « L’industrie pétrolière va se contracter et on ne lutte pas contre ça », a déclaré le 9 mars Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), en présentant les perspectives du secteur lors d’une conférence de presse. Ce déclin figure d’ailleurs en bonne place dans les scénarios de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour limiter le réchauffement climatique, a-t-il rappelé.

Face à l’érosion de leur cœur de métier, les industriels essaient déjà de développer de nouvelles activités : électricité à partir de sources renouvelables ou de gaz, production d’hydrogène, capture et séquestration du CO2, etc. Mais les professionnels espèrent aussi pouvoir continuer à vendre des carburants liquides bas carbone (CLBC) à l’avenir, à la place des essences et du gazole fossiles actuels. « On va devenir sans doute quelque chose comme l’Union des fournisseurs d’énergie liquide », imagine le président de l’Ufip. « L’avenir est dans l’utilisation et le déploiement de biocarburants plus avancés et notamment les voies très prometteuses de la décomposition de la cellulose », estime notamment Olivier Gantois.

Les biocarburants sont déjà utilisés, mais ceux de nouvelle génération, issus de coproduits de la sylviculture et de l’agriculture, n’entreraient pas en compétition avec d’autres usages, assurent les industriels. L’autre piste est celle des « carburants de synthèse », des « carburants issus de la recombinaison de l’hydrogène avec le CO2 », selon M. Gantois. « Avec l’ensemble de ces solutions, qui sont des solutions pour nous très réalistes à cette échelle, nous avons une proposition pour décarboner les carburants des différents types de mobilité d’ici à 2050 », a-t-il assuré.

Sans citer directement l’essor du véhicule électrique, M. Gantois a évoqué les avantages comparatifs de ces carburants liquides : ils peuvent utiliser les infrastructures existantes et ne nécessitent pas de nouveaux moteurs. Mais « ils coûtent plus cher à produire et, pour faire en sorte que le coût soit acceptable pour le consommateur, il va falloir mettre en place un dispositif réglementaire, sans doute fiscal », a-t-il ajouté.

La France a prévu la fin des ventes de voitures à énergies fossiles d’ici à 2040. Mais l’Ufip plaide pour que ce ne soit pas la fin du moteur thermique pour autant. « Nous devons convaincre notamment les pouvoirs publics qu’on va mettre des carburants vraiment vertueux au regard de l’environnement », a déclaré le président de l’Ufip, en insistant sur le moindre contenu en carbone des nouvelles solutions. « Si c’est le cas, il y a une place demain pour les véhicules thermiques », a-t-il assuré.

« Si les marges de raffinage restent au niveau auquel elles sont, il pourrait y avoir un impact majeur sur l’emploi », a par ailleurs prévenu M. Gantois. La France compte 8 raffineries en métropole et une en Outre-mer. Total compte cesser le raffinage fin 2023 sur son site de Grandpuits (Seine-et-Marne), pour y produire notamment des biocarburants et des bioplastiques.

AFP (9/3/21)

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