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L’automobile française pourrait créer un million d’emplois d’ici à 2040 à condition d’innover, estime KPMG

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La filière automobile française pourrait créer plus d’un million d’emplois d’ici à 2040 si elle réalise de lourds investissements et met en place des partenariats, mais l’inaction lui serait à l’inverse très dommageable, affirme dans une étude le cabinet d’audit KPMG.

Elle pourrait augmenter son chiffre d’affaires en moyenne de 2 % par an si elle réalisait de lourds investissements, souligne le document. A contrario, « l’inaction entraînerait une baisse massive des chiffres d’affaires et des emplois de la filière, de l’ordre de 60 % des valeurs actuelles », précisent les auteurs de l’étude.

La filière, qui comptait 1,2 million d’emplois en 2018, pourrait en compter 2,4 millions en 2040, selon un scénario optimiste.

« Toute la filière est à renouveler », souligne l’un des auteurs, Jean-Charles Ferreri. Le cabinet prévoit une « migration progressive de la valeur de certains maillons historiques de l’écosystème » (fabrication de pièces, location de voitures) « vers d’autres plus ou moins innovants » (les logiciels, les données, la mobilité partagée). « Une telle transformation reste conditionnée à la réalisation progressive d’investissements massifs (pour un total de 140 milliards d’euros), qui devront être portés à la fois par les acteurs du public et du privé », dans la connectivité en 5G comme dans la formation, explique KPMG.

La filière française profite notamment d’un mix énergétique favorable, basé notamment sur le nucléaire, permettant de produire de l’énergie avec peu d’émissions de CO2, d’acteurs reconnus à l’international, ou encore de solides capacités en termes de recherche et développement.

Pourtant, « la filière française présente encore une compétitivité limitée par rapport à ses voisins, notamment liée à un manque de flexibilité de l’emploi et d’attractivité extérieure, à des charges sociales et fiscales parmi les plus élevées en Europe, ou encore à des partenariats de moindre ampleur au sein de la filière », soulignent les experts de KPMG.

M. Ferreri plaide ainsi pour des « collaborations horizontalisées et organisées par briques technologiques ». « On est sur des échelles d’investissement de taille critique qui ne sont pas accessibles aux acteurs dans leur périmètre actuel », souligne-t-il.

« Une action publique volontariste permettrait d’infléchir le scénario tendanciel, en boostant les technologies hybrides, électriques, et hydrogène, aux dépens des hydrocarbures », indiquent également les auteurs.

AFP (3/6/21)

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