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La CGT réclame « un moratoire des restructurations » des fonderies

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La fédération CGT de la métallurgie souhaite « un moratoire des restructurations » des fonderies et a réitéré le 4 mai à Bercy sa demande d’une table ronde sur la filière automobile réunissant tous les acteurs du secteur, a-t-on appris auprès du syndicat.

« Il faut un moratoire des restructurations » des fonderies et « porter de véritables alternatives, avec les régions, la population, le gouvernement, les organisations syndicales, les salariés », a déclaré le secrétaire général de la CGT-Métallurgie Frédéric Sanchez, alors que se tenait au ministère de l’Economie une réunion de suivi sur la situation de la filière automobile.

Lors de cette réunion, le représentant de la CGT, Nail Yalcin, a « demandé la tenue d’une table ronde », mais « n’a pas obtenu satisfaction », a-t-il indiqué à l’AFP. La CGT-Métallurgie souhaite cette « table ronde pour aborder les vrais sujets, pas uniquement l’injection d’argent », ce qui « ne suffit pas », a expliqué M. Sanchez.

Pour le responsable de la CGT-Métallurgie, « on a un besoin urgent d’une table ronde avec tous les acteurs de la filière » automobile, l’Etat, les partenaires sociaux, les collectivités locales, afin de « réellement porter de véritables propositions », comme « le contrôle » de l’utilisation des aides publiques, la « relocalisation des activités » et la production de véhicules « sur le territoire national ».

Concernant les fonderies en difficulté, « un moratoire des restructurations, des plans de licenciement, permettrait d’avoir quelque temps devant nous pour travailler sur d’éventuels repreneurs », a souligné M. Sanchez. « Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités », a-t-il insisté.

Le gouvernement dit avoir « limité la casse » dans les fonderies et « pense avoir fait le travail », mais « son travail va se traduire par des pertes conséquentes d’emplois sur les sites de la SAM, des Fonderies de Bretagne, des Fonderies du Poitou et sur la MBF dans le Jura, et d’autres fonderies sont fortement impactées », a-t-il énuméré, en dénonçant « un Etat spectateur ».

« Les fonderies ont un avenir en France » et « considérer aujourd’hui que c’est la fin du moteur thermique » dans l’automobile et que « tout va passer à l’électrique dans les deux-trois prochaines années, c’est une aberration », a-t-il jugé.

AFP (4/5/21)

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