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IHS Markit dévoile ses prévisions commerciales pour le marché automobile français en 2021

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Le cabinet IHS Markit prévoit pour 2021 un marché français légèrement supérieur à 1,8 million de voitures neuves, en progression d’environ 10 %. Cette prévision témoigne d’un secteur encore fragile. « Nous avons considéré que les bonus et la prime à la conversion, étendus jusqu’à fin juin, ne vont pas doper les ventes d’automobiles de façon importante, au mieux cela permettra de maintenir quelques volumes. Autant nous avons assisté à un effet accélérateur en juin et en juillet dernier, autant cela s’est essoufflé par la suite, notamment pour la prime à la conversion dont les modalités d’attribution ont été revues », soulève Lorraine Morard, analyste chez IHS Markit. « Nous allons observer de façon plus approfondie cette année l’évolution du marché de l’occasion. Les ménages ont beaucoup économisé l’an passé et la question est de savoir s’ils vont investir dans une voiture neuve ou d’occasion », ajoute-t-elle.

Effectivement, un marché de la seconde main porteur pourrait venir quelque peu freiner le rebond des ventes de voitures neuves. Lors de la présentation d’une étude présentée mi-décembre, l’Observatoire Cetelem et le cabinet C-Ways tablaient de leur côté sur une croissance de 19 % cette année, à environ 1,9 million d’unités, dans un scénario de croissance du PIB de 5 % en 2021. Il faudra certainement attendre 2022, voire 2023, pour espérer franchir de nouveau la barre des 2 millions d’immatriculations en France.

La vigueur du rebond du marché automobile sera, comme souvent, étroitement corrélée à l’évolution du PIB. Dans ses dernières projections macroéconomiques, livrées le 15 décembre, la Banque de France anticipe une augmentation de 5 % du PIB cette année, après une chute de 9 % en 2020.

Les points épidémiologiques réalisés par Santé publique France seront l’autre indicateur clé de ces premiers mois de l’année, et vont conditionner la reprise économique, le moral des ménages, la consommation. « Nous allons naviguer à vue, au mois le mois, tant que nous n’aurons pas davantage de visibilité sur l’évolution de la pandémie et de la vaccination », considère Ivan Segal, directeur commercial de Renault. « Cela permettra d’adapter nos cadences de production par rapport aux besoins. Le premier semestre sera encore compliqué mais nous pensons que le marché reviendra tôt ou tard au-dessus de la barre des 2 millions d’unités. Est-ce que ce sera en 2021, en 2022 ou 2023 ? Je considère en revanche que le marché des voitures électrifiées continuera de prendre du poids, même si sa croissance ne sera pas aussi exponentielle qu’en 2020. Nous devrions également assister à un regain d’activité des loueurs de courte durée, des acteurs qui ont souffert en 2020 », déclare-t-il.

L’électrification devrait effectivement continuer de rythmer allègrement le marché de même que la stratégie des constructeurs, puisque cette année 100 % des voitures neuves commercialisées seront prises en compte dans le calcul des émissions de CO2 (contre 95 % en 2020). La part des voitures électriques, qui a atteint 6,7 % fin décembre, pourrait atteindre, voire dépasser les 10 % en 2021 (contre 1,9 % en 2019). Au total, IHS Markit relève l’arrivée de 31 nouveaux modèles électriques ou hybrides rechargeables dans les prochains mois, dont la nouvelle Peugeot 308 (PHEV), la Volkswagen ID.5, l’Audi Q4 e-tron, les Mercedes EQS et EQB (électrique) ou encore le Nissan Qashqai (électrique et PHEV) au second semestre.

Le marché des utilitaires, qui avait établi un record en 2019 (479 698 immatriculations), a mieux résisté que celui des voitures particulières l’an passé, accusant une chute de 16,1 %, à 402 383 unités (données CCFA). « Je suis assez optimiste sur le rebond de ce marché car la plupart des marques ont un portefeuille important de commandes qui n’ont pas pu être livrées, note M. Segal. « Sur le plan économique, tous les secteurs ne subissent pas la récession, certains ont besoin de véhicules utilitaires et continuent de renouveler », souligne-t-il.

D’après les prévisions d’IHS, le marché des utilitaires légers devrait enregistrer en 2021 une progression de l’ordre de 2,8 %, plus mesurée donc que celle attendue pour les voitures neuves, à 416 159 unités.

LARGUS.FR (25/1/21)

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