
General Motors a vu ses bénéfices bondir au premier trimestre et a confirmé ses prévisions pour l’année en cours malgré la pénurie de semiconducteurs qui affecte la production du secteur automobile.
Avec la pénurie de semiconducteurs, devenus un élément essentiel sur les chaînes automobiles, la période « reste compliquée pour l’entreprise », a souligné la présidente du constructeur américain Mary Barra, dans une lettre aux actionnaires. GM avait prévenu en février que le manque de puces devrait lui coûter entre 1,5 et 2 milliards de dollars. « Mais l’équipe continue de démontrer sa capacité à faire face à des situations complexes », a ajouté Mme Barra. Le constructeur donne notamment la priorité aux véhicules les plus demandés. Et « même si nous faisons face à des suspensions de production au deuxième trimestre, nous nous attendons à un premier semestre solide » en termes de bénéfice opérationnel, a indiqué la dirigeante.
Le premier constructeur américain prévoit toujours un bénéfice opérationnel compris entre 10 et 11 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année, contre 9,7 milliards en 2020. « Au vu de ce que nous savons aujourd’hui, les résultats devraient ressortir dans le haut de cette fourchette », a indiqué Mme Barra. GM prévoit par ailleurs un bénéfice net compris entre 6,8 et 7,6 milliards de dollars, et un bénéfice ajusté par action et hors éléments exceptionnels compris entre 4,50 et 5,25 dollars.
Au premier trimestre, le constructeur a dégagé un bénéfice net de 3 milliards de dollars, contre 294 millions un an plus tôt, pour un chiffre d’affaires quasi-stable à 32,5 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action et hors éléments exceptionnels, nettement supérieur aux attentes des analystes, a atteint 2,25 dollars.
AFP (5/5/21)