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Brexit : les constructeurs automobiles veulent un assouplissement des « règles d’origine » pour les véhicules électrifiés

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Les négociations serrées qui se déroulent cette semaine sur le Brexit sont cruciales pour les constructeurs d’automobiles, et pas seulement parce qu’un « no deal » conduirait à imposer des droits de douane de 10 % sur les échanges de véhicules avec le Royaume-Uni. Leur attention se porte également sur un autre point, passé relativement inaperçu, mais presque aussi important : celui des « règles d’origine », qui affectera lourdement le secteur même si un accord de libre-échange est trouvé. Pour être considérés originaires d’un pays et, de ce fait, exempts de droits de douane, les produits doivent comporter un minimum de valeur ajoutée issue de ce pays. « Pour les véhicules, la part locale de valeur ajoutée doit généralement être au moins de 55 % », explique-t-on au CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles). Ce pourcentage inclut les pièces produites dans l’ensemble des pays concernées par l’accord de libre-échange.

Dans le cadre du Brexit, les constructeurs ont toutefois tenté d’obtenir que cette disposition soit assouplie. Pour les véhicules thermiques, les positions des négociateurs ne sont pas très éloignées : le Royaume-Uni prône un recul à 50 %, au lieu de 55 %. « Sur ce point une position commune devrait pouvoir être trouvée », estime une source industrielle.

Pour les véhicules électrifiés en revanche, on est très loin du consensus. Le Royaume-Uni souhaite réduire la part locale à 30 %, avec une montée progressive à 50 % pendant une période de transition de 6 ans, tandis que l’Union Européenne veut la maintenir à 55 %. Et d’après les Echos, elle reste ferme sur ce point. La question n’est pas neutre, car les batteries représentent entre 30 % et 40 % de la valeur de ces véhicules – et le marché est en plein décollage. Or pour le moment, la quasi-totalité des batteries est encore importée d’Asie.

En adoptant une position stricte, les négociateurs européens veulent éviter que le Royaume-Uni devienne un « cheval de Troie » pour les batteries asiatiques, alors que l’Union Européenne tente précisément de se doter d’une industrie locale pour ce composant clé de la voiture de demain. Mais en attendant que les « gigafactory » européennes soient sorties de terre, les constructeurs basés dans l’UE seront eux aussi pénalisés s’ils souhaitent vendre leurs voitures électrifiées outre-Manche. « Nous nous privons d’un marché d’exportation important, sur lequel nos véhicules électrifiés ont un certain succès », regrette-t-on ainsi au CCFA.

ECHOS (9/12/20)

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