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La norme WLTP d’homologation des voitures, une nouvelle donne pour les constructeurs en Europe (1/2)

L’entrée en vigueur, le 1er septembre, d’un nouveau protocole d’homologation des véhicules neufs plus sévère, qui a remplacé un dispositif discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués, a marqué le début d’une nouvelle ère pour les constructeurs d’automobiles et consommateurs européens.

Graduellement, d’ici à 2019, le WLTP, acronyme en anglais de « test de véhicules légers harmonisé au niveau mondial », va se substituer au NEDC (nouveau cycle européen de conduite), qui trouvait ses racines dans les années 1970. Ces tests en laboratoire, préalables à la commercialisation d’un modèle dans l’Union européenne, mesurent la consommation de carburant et les émissions de CO2, mais aussi de particules, oxydes d’azote (NOx) et autres éléments nocifs.

La réforme, fruit de négociations serrées entre Etats-membres de l’UE, sous la pression d’une industrie puissante et le regard critique de défenseurs de l’environnement, a été galvanisée par le scandale Volkswagen il y a deux ans. L’affaire a mis en lumière la facilité avec laquelle des constructeurs pouvaient, même sans formellement tricher, se jouer des tests d’homologation, les émissions réelles étant souvent largement supérieures aux seuils officiels.

La norme WLTP « marque une amélioration énorme, par rapport au NEDC qui était très obsolète », a déclaré à l’AFP Greg Archer, responsable du programme « véhicules propres » de Transport & Environment (T&E), une ONG dénonçant depuis longtemps une dérive des écarts entre valeurs homologuées et la réalité. Le cycle NEDC simulait des accélérations poussives et était effectué dans des conditions irréalistes. D’autant plus que les constructeurs avaient recours à des subterfuges tolérés pour obtenir de meilleurs résultats, comme débrancher des accessoires électriques.