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Les constructeurs étrangers poursuivent leur progression en Corée du Sud

Les constructeurs d’automobiles étrangers voient la Corée du Sud comme un marché en expansion Un nombre croissant de consommateurs locaux optent...

Les constructeurs d’automobiles étrangers voient la Corée du Sud comme un marché en expansion. Un nombre croissant de consommateurs locaux optent en effet pour des marques étrangères qu’ils jugent prestigieuses et agréables à conduire.

En 1987, les constructeurs étrangers n’avaient vendu que 10 véhicules en Corée du Sud, mais trois décennies plus tard, ils représentent près de 20 % du marché automobile local, selon les chiffres publiés par la KAIDA (association des importateurs). Les immatriculations de voitures importées ont atteint 8 136 unités en 1997, 53 390 unités en 2007 et 233 088 unités en 2017.

« Par le passé, les personnes relativement aisées âgées de quarante à soixante ans achetaient généralement des voitures importées. Désormais, des acheteurs âgés d’une vingtaine et d’une trentaine d’années, qui figurent dans des tranches de revenus inférieures et moyennes, se rendent également chez les concessionnaires étrangers en raison de la baisse des prix et de la variété de l’offre proposée », explique le vice-président de la KAIDA, Yoon Dae-sung.

Outre la demande des passionnés de la conduite et le statut que les véhicules étrangers confèrent à leur propriétaire en Corée du Sud, un autre facteur explique l’appétit croissant pour les véhicules importés, selon les spécialistes de l’industrie. « De nombreux jeunes ne peuvent pas acquérir une maison du fait de l’envolée des prix, alors ils se tournent vers le deuxième produit le plus onéreux, quelque chose à leur portée qui, pour beaucoup, peut être une voiture importée », indique M. Yoon. Son point de vue est partagé par Heo Yong-hoe, un représentant du laboratoire Mind Plating. « Comme ils ne s’attendent pas à ce que leur situation financière s’améliore grandement une fois qu’ils ont un emploi et un revenu régulier, les jeunes consommateurs hésitent moins à investir dans des voitures étrangères dont ils ont envie », explique le jeune expert, âgé de 31 ans.

D’autres observateurs indiquent que ce type de tendance de consommation, qui peut être étranger à l’ancienne génération, est lié à deux credo auxquels de nombreux jeunes adhèrent aujourd’hui, à savoir « apprécier un bonheur petit, mais certain » et « on ne vit qu’une fois ».

De plus, les constructeurs étrangers proposent un large éventail de programmes de financement, qui permet à des jeunes actifs aux salaires modestes de ne pas avoir à débourser une somme importante pour devenir propriétaire de la voiture de leurs rêves. A titre d’exemple, « Un jeune salarié de 33 ans qui gagne 33 millions de wons (environ 25 000 euros) par an dans une entreprise alimentaire locale a acheté une BMW 320d au prix réduit de 43 millions de wons (32 750 euros) le mois dernier. Il a opté pour un paiement à tempérament et versera 700 000 wons (530 euros) par mois pendant 47 mois, après avoir apporté 10 millions de wons (7 600 euros) », indique un concessionnaire de la marque allemande à Gangnam, dans le Sud de Séoul.

Au premier semestre, les ventes de voitures importées en Corée du Sud ont augmenté de 19 %, à 140 109 unités, dopées par une demande robuste pour les modèles allemands. La part des marques étrangères a atteint 18,15 %, contre 15,47 % sur la période correspondante de 2017.

La KAIDA a annoncé qu’elle tablait sur une progression de 10 % environ du marché des voitures importées cette année.

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